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La construction épargnée par la zone rouge

Les chantiers de construction ne seraient pas paralysés comme à la première vague

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L’industrie de la construction devrait être épargnée par le passage de Montréal et Québec en zone rouge en fin d'après-midi, a appris Le Journal.

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«Pour l’instant, l’industrie de la construction ne serait pas touchée», a indiqué au Journal l’économiste de l’Association de la construction du Québec (ACQ), Jean-Philippe Cliche. 

Selon lui, l’ensemble de l’industrie a poussé un soupir de soulagement au cours des dernières heures après avoir vu la situation se dégrader à vue d'oeil dans la province.

  • ÉCOUTEZ l'entrevue avec François Bernier, vice-président principal Affaires publiques à l’APCHQ, à QUB radio:

«Plus de trois heures travaillées sur quatre dans l'industrie, soit 77 %, sont effectuées dans la grande région de Montréal ou de Québec, alors c’est certain que l’arrêt aurait un impact extrêmement important», a analysé Jean-Philippe Cliche de l’ACQ. 

500 000 emplois 

Lors de la première vague, les chantiers de construction ont été paralysés du 25 mars au 10 mai, ce qui a saigné la productivité de l’industrie de façon historique, se souvient-il. 

«Dans tout l’écosystème de la construction, le secteur regroupe 500 000 emplois, alors si les régions de Montréal et de Québec devaient arrêter du jour au lendemain, on pourrait s’attendre à perdre des centaines de milliers d’emplois», a ajouté l’économiste de l’ACQ. 

Au Québec, plus de 26 000 employeurs œuvrent sur les chantiers de construction, l’arrêt des opérations dans ces deux régions névralgiques aurait des conséquences désastreuses sur 20 000 d’entre eux, selon l’Association de la construction du Québec (ACQ).