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Les libéraux veulent limiter le temps de débat sur les prestations post-PCU

Les libéraux veulent limiter le temps de débat sur les prestations post-PCU
Capture d'écran TVA Nouvelles

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Les partis d’opposition ont vertement critiqué le gouvernement Trudeau, lundi, parce qu’il souhaite restreindre à quatre heures et demie l’étude du projet de loi sur les prestations de relance économique devant donner suite à la PCU.

Le leader parlementaire des libéraux, Pablo Rodriguez, a proposé une motion pour l’adoption accélérée de cette mesure législative, sans étude en comité.   

«Cette motion va chercher un équilibre entre l’urgence d’agir et la possibilité, pour l’ensemble des partis, de s’exprimer sur la question. Les deux sont possibles à travers cette motion», a-t-il plaidé aux Communes en avant-midi.   

Conservateurs et bloquistes n’ont pas mâché leurs mots pour déplorer cette limitation du temps d’étude accordé au projet de loi, dont la deuxième mouture, le C-4, a été déposée en après-midi. Les néo-démocrates ont, pour leur part, indiqué qu'ils allaient appuyer la motion libérale «à reculons».   

Le leader parlementaire des conservateurs, Gérard Deltell, a rappelé que son parti avait proposé de siéger dimanche dernier, afin de permettre l’analyse de la pièce législative en comité plénier.   

«N’oublions pas qu’il y a plus de six semaines, Justin Trudeau a fermé le Parlement avec pour seul but de distraire les Canadiens de son implication dans le scandale de l’organisation caritative WE Charity», a ajouté son collègue Luc Berthold, dans une déclaration transmise par courriel.   

  • Écoutez Pierre Paul-Hus, député du PCC de Charlesbourg-Haute-St-Charles, sur QUB radio:

Réagissant durant un point de presse à Gatineau, le chef bloquiste, Yves-François Blanchet, a laissé entendre que les libéraux tentaient de forcer l’adoption du projet de loi sous bâillon, après avoir négocié des changements avec le Nouveau Parti démocratique. Les deux formations politiques se sont entendues, vendredi, sur un dernier point d'achoppement entre eux au sujet d'une portion du projet de loi permettant d'offrir des congés de maladie payés aux travailleurs malades.   

«Si on impose l’adoption accélérée, c’est une forme de bâillon, a commenté M. Blanchet. Si on se fait un allié dans la Chambre et qu’on dit: "On n’écoutera pas ce que les autres ont à dire et on va attribuer du temps et [que] ce sera ça", c’est une forme de bâillon, sinon franchement un bâillon.»   

Il a ajouté qu’il y avait moyen de procéder rapidement sans lésiner sur les étapes d’analyse de la mesure législative, évoquant une période de deux semaines. Le débat sur la motion pour limiter le temps de débats doit se poursuivre jusqu'à mardi.   

Le projet de loi prévoit la création de trois prestations de relance économique de 500$ par semaine pour environ un million de prestataires de la PCU. On estime qu'environ trois millions de bénéficiaires transiteront de leur côté vers l'assurance-emploi, dont l'accès a été élargi.   

Le programme phare de la PCU prenait fin dimanche. La première période pour présenter une demande de prestation de relance – rétroactive au 27 septembre – débutera le 12 octobre, a indiqué une source libérale vendredi.   

Le porte-parole du Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC), Pierre Céré, croit que la transition de la PCU vers l’assurance-emploi et les nouvelles prestations se fera sans occasionner de délais pour les travailleurs touchés par la COVID-19.   

«Les gens sont inquiets. C’est normal, tout changement apporte son lot d’insécurités, mais je suis convaincu que ça va bien aller parce que la machine est bien rodée maintenant», a-t-il dit.   

– Avec la collaboration d'Anne-Caroline Desplanques

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