/news/coronavirus
Navigation

Dernière mise à jour :

Suivez les derniers développements
Voir les derniers chiffres >

Québec

Nombre de cas

Canada

Nombre de cas

Monde

Nombre de cas

Décès

«Ne venez pas à l’urgence pour vous faire dépister»

Coup d'oeil sur cet article

Les personnes qui doivent passer un test de dépistage de la COVID-19 ne devraient pas se présenter à l’urgence, mais plutôt se rendre à une clinique de dépistage désignée.

Le chef de service des soins intensifs de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, le Dr François Marquis, est catégorique : «ne venez pas à l’urgence pour vous faire dépister», a-t-il déclaré.

La Dre Christine Grou, présidente de l'Ordre des psychologues a expliqué que la deuxième vague sera différente de la première. «La mémoire affective se réactive très facilement. Les gens vont se voir réactiver toute la tension, tout le stress, mais ça va être maximisé parce qu’on n’a pas complètement eu le temps de se remettre de la première vague», a dit la Dre Grou.

Une partie de population semble de moins en moins encline à suivre les recommandations de la santé publique, un phénomène qui s’explique par quatre facteurs psychologiques, a-t-elle indiqué.

Ceux-ci incluent «les ressources psychologiques, la connaissance et la compréhension de la situation, l’entourage et comment se comporte notre entourage, et il y a le vécu qu’on a eu pendant la crise, ce qu’on a perdu, comment on l’a vécu», a-t-elle expliqué.

Ces changements importants et les sacrifices demandés demandent une grande capacité de résilience et d’adaptation, ainsi que «de la tolérance à l’incertitude pour être capable de se replonger et faire face à ce qui vient après le répit qu’on a vécu, mais qui a été bref».

La Dre Grou s’est demandé combien de temps les gens pourront suivre avec discipline les mesures mises en place par l’État.

«L’être humain est capable d’énormément d’adaptation, mais ce n’est pas nécessairement sans séquelles. Ce qui est important c’est de faire en sorte que de prendre soin de la santé psychologique de la population et que les gens prennent soin d’eux», a affirmé la spécialiste.

Une différence majeure entre la première et la deuxième vague est la compréhension du danger et la dissonance au sein de la population.

«Au début, l’information était claire, tout le monde avait la même perception du danger et de la menace, a constaté la psychologue. Au moment où l’on se parle, les gens ont une perception différente de la menace et c’est ça qui change la donne. Il va falloir revenir à une information claire, concise.»

Malgré la fatigue qui s’est installée au sein de la population, elle s’est dite certaine que les gens seront capables de s’adapter.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.