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Vers un renforcement des dispositifs de sécurité pour les élus fédéraux?

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Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, qui a été poursuivi par un homme adepte des théories du complot alors qu'il marchait près du Parlement la semaine dernière, estime qu’une réflexion doit être menée sur la sécurité des élus fédéraux.

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Il craint toutefois qu’un renforcement nuise à l’accessibilité des députés à la population.  

«C’est une question qu’il faut régler parce que je crois qu’il y a une augmentation des menaces contre les élus. C’est important et on doit réfléchir à quelle serait la solution pour maintenir l’équilibre», a-t-il dit en sortant de la période de questions, lundi, aux Communes.  

Il a toutefois précisé ne pas s’être senti en danger, vendredi, lorsque l’homme en question l’a pourchassé en menaçant de procéder à son «arrestation citoyenne».  

La personne a été aperçue, dans une vidéo publiée dans le groupe Facebook The Canadian Revolution, un groupe de partisans de théories du complot, suivre M. Singh.
À la fin de la vidéo, l’homme lui a lancé qu’ils «feraient une danse» la prochaine fois qu’ils se croiseront.
La veille, c’est le journaliste Daniel Thibeault de Radio-Canada qui avait été poursuivi par le même homme jusqu’à l’entrée des bureaux de Radio-Canada. De son propre aveu, le complotiste s’était toutefois trompé d’individu: il visait Mario Beaulieu, le député du Bloc Québécois.
Le complotiste a tenté de l’agripper par le bras et lui a dit qu’il était «en état d’arrestation».
Ces incidents récents, qui se déroulent dans un contexte où semble se radicaliser une certaine frange de la population contre les mesures sanitaires mises en place par les gouvernements pour lutter contre la propagation de la COVID-19, ont obligé le Service de Protection parlementaire à prendre des mesures.  

«À la suite d'incidents récents au cours desquels des parlementaires et des membres de la presse ont été harcelés, le Service a accru sa présence et sa visibilité dans l'enceinte parlementaire. La communauté parlementaire peut être assurée qu’en plus de notre posture et notre surveillance accrues, nous sommes prêts à répondre à leurs appels de soutien ou d’aide à tout moment», a expliqué le Service dimanche.  

Lundi, le chef bloquiste Yves-François Blanchet affirmé qu’il est nécessaire d’évaluer si un renforcement de la sécurité pour les ministres et chefs de partis s’impose.  

«On ne peut pas faire comme si les risques et les menaces n’existaient pas. On les reçoit quotidiennement [même si] on en fait plus ou moins de cas et on ne les rend pas nécessairement publiques, a-t-il dit. Et on ne sait jamais lequel des hurluberlus va passer à l’acte.»  

À l’Assemblée nationale, à Québec, les ministres ont des gardes du corps, mais ce n’est pas le cas à Ottawa, de façon générale.