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Le DG déboulonne les rumeurs

Bergevin ne se lancera pas à la chasse de Patrik Laine ou de Taylor Hall

Marc Bergevin
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin

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À une semaine du repêchage et à un peu plus de 10 jours de l’ouverture du marché des joueurs autonomes, Marc Bergevin a procédé à une petite tournée médiatique mardi.

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À cette période de l’année, il y a toujours une tonne de rumeurs, mais très peu de véritables nouvelles. 

Dans une entrevue de près de 30 minutes au Journal de Montréal, le directeur général du Canadien en a profité pour détruire certaines rumeurs.

À Winnipeg, le directeur général Kevin Cheveldayoff écoute présentement les offres pour Patrik Laine. Âgé de 22 ans seulement, l’ailier droit a déjà trois saisons de plus de 30 buts derrière la cravate. Et il aurait atteint le cap des 30 buts encore l’an dernier sans l’interruption de la saison en raison de la pandémie de COVID-19.

Quand un nom comme Laine se retrouve sur le marché, c’est assez pour enflammer les tribunes téléphoniques à Montréal. Le Finlandais répondrait à un besoin avec le CH : un gros ailier et un marqueur. 

Mais qu’en est-il de la réalité ?

Déjà, le collègue Pierre Lebrun, du site Athletic et de TSN, avait dit que le Canadien n’était pas dans la course. Interrogé directement au sujet de Laine, le DG a offert une réponse typique. 

« Je ne peux pas parler d’un joueur qui appartient à une autre équipe », a répliqué Bergevin. 

Mais quand Le Journal l’a relancé en lui disant que le prix à payer pour acquérir un tel joueur serait exorbitant, Bergevin a donné le bon son de cloche. 

« Pour aller chercher un joueur de cette trempe, tu dois vider ton équipe, a-t-il répondu. On n’avancerait pas dans la bonne direction, on partirait de côté ou de reculons. »

On peut donc oublier Laine.     

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Fidèle à sa philosophie

Après Laine, on passe à l’étape suivante : le marché des joueurs autonomes. Historiquement, Bergevin a toujours dit que le 1er juillet (9 octobre cette année) est la journée où les DG faisaient le plus d’erreurs en offrant des contrats trop généreux et de trop longue durée. 

Ceux qui rêvent de voir Taylor Hall débarquer à Montréal seront déçus. Bergevin n’a pas l’intention de détruire sa structure salariale.

« C’est exactement ça, a-t-il dit. Je dois garder mon argent pour les jeunes espoirs de l’équipe qui auront besoin de renouveler leur contrat dans les prochaines années.  

 « Quand tu regardes le marché des joueurs autonomes, il n’y a pas la description de ce type d’attaquant, un gros ailier qui peut marquer des buts. On retire donc cette option.

« La deuxième option reste une transaction. Mais comme tu le sais, un gros joueur qui peut marquer et qui apporte une présence physique, il n’y en a pas une tonne dans la LNH. Pour réussir à les obtenir, tu dois donner beaucoup. On regarde ça de près. On est prêts à faire des sacrifices du côté du futur, mais on ne veut pas toucher à nos bons jeunes qui sont déjà ici à Montréal. »

Bref, Bergevin fermera rapidement le téléphone quand un collègue lui demandera Kotkaniemi, Suzuki, Romanov ou Cole Caufield.  

Propice à une transaction ?

Avec le gel du plafond à 81,5 millions $ et la perte de revenus en raison de la crise de la COVID-19, certaines équipes chercheront à libérer de gros salariés. Des propriétaires imposeront des budgets à l’interne. Par exemple, certaines équipes ne voudront pas investir plus de 70 millions. Bergevin est conscient de cette réalité, mais il sait aussi que la perle rare ne s’y trouvera probablement pas. 

« Je dirais que même les équipes qui auront des budgets à l’interne prioriseront leurs meilleurs joueurs et les plus jeunes. Ils s’organiseront pour les garder. Le propriétaire fera probablement des sacrifices pour protéger le bon jeune joueur. Et le DG regardera pour sortir un autre joueur. »

Dans le passé, Bergevin a déjà tenté son coup avec des joueurs sur le déclin à la recherche d’un contrat à rabais. Il avait raté son pari avec Alexander Semin, Ales Hemsky et Mark Streit. Le DG pourrait-il opter pour une tentative semblable avec Bobby Ryan, dont les Sénateurs ont racheté le contrat ?

« Non », a-t-il tranché. 

Ç’a le mérite d’être clair.