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Fermeture des cinémas: «on paie pour les autres

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La fermeture temporaire des cinémas de Montréal et de Québec aura des conséquences désastreuses sur le milieu du cinéma québécois, estiment les distributeurs de films qui ont dû encore une fois chambouler tout leur calendrier de sorties à la suite à l’annonce du gouvernement.

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« C’est une décision qui reste incompréhensible à mes yeux et qui va avoir un impact énorme sur notre industrie », a déploré mardi le producteur et distributeur Christian Larouche (Louis Cyr), encore secoué par la nouvelle de la veille.  

« C’est frustrant parce qu’on a l’impression qu’on paye pour le comportement des gens qui continuent à faire la fête, alors que ça a été prouvé qu’il n’y a pas eu de cas [de COVID-19] dans les cinémas et que les salles étaient sécuritaires. Ça va être un automne très difficile pour les cinémas. »

Dans la foulée de l’annonce du gouvernement Legault, tous les films québécois qui devaient sortir au cours des prochaines semaines ont été repoussés à des dates ultérieures. C’est le cas de Souterrain, de la réalisatrice Sophie Dupuis, mais aussi de Mon année Salinger (de Philippe Falardeau), La contemplation du mystère (d’Albéric Aurtenèche) et Le Club Vinland (de Benoit Pilon). 

Lancé vendredi dernier, La déesse des mouches à feu sera retiré des salles ce jeudi pour pouvoir être relancé quand les cinémas situés en zones rouges pourront rouvrir leurs portes.  

Plusieurs films français attendus sur nos écrans en octobre ont aussi écopé. Certains distributeurs ont tout de même tenu à garder quelques titres à l’horaire pour donner un coup de pouce aux cinémas des régions qui ne sont pas en zones rouges.