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Régis Labeaume porte plainte à la police de Québec pour «menaces»

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La police de Québec a ouvert, Mardi, une enquête à la suite d’une plainte déposée par Régis Labeaume pour « des menaces » reçues dans un message privé sur Messenger.

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« J’espère que tu vas crever mon osti de sale [...] ton cancer y es terminal right ? J’ai hâte d’aller pisser sur ta tombe gros criss de trou d cu salope [...] Le jour où tu vas crever j promet d avoir l air triste creve le plus vite possible please [...] J te souhaite un autre cancer du scrotum gros tas de marde », peut-on notamment lire dans le message truffé de fautes d’orthographe. 

Notons que ce message – d’abord révélé sur le fil Twitter de Pierre Jobin de TVA Nouvelles – ne fait pas directement référence à la récente décision de la Ville de Québec de retirer son budget publicitaire à CHOI Radio X.

Il a toutefois été reçu dans la foulée de milliers de commentaires – parfois insultants – vus sur la page Facebook du maire Labeaume après le partage du communiqué annonçant la décision municipale.     

  • Écoutez l'animatrice de radio Myriam Segal avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:   

Il a toutefois été reçu dans la foulée de milliers de commentaires – parfois insultants – vus sur la page Facebook du maire Labeaume après le partage du communiqué annonçant la décision municipale.

« C’est pas agréable »

« Je ne pense pas qu’il voulait me tuer, mais il espérait que je sois mort. Il y a une petite différence [...] C’est pas agréable. On s’en passerait [...] Je suis bien entouré. Les gens du service de police ont fait ce qu’il fallait. Je ne suis pas très peureux de nature », a indiqué le maire, mardi.           

  • Écoutez La rencontre Dutrizac et Dumont sur QUB radio:    

Comme il est d’usage dans ce genre de circonstances, Régis Labeaume s’est fait discret quant aux mesures de protection précises mises en place autour de lui.

Cela dit, lors du point de presse qu’il animait mardi après-midi à l’hôtel de ville de Québec, deux gardes du corps étaient postés dans la salle. Selon nos informations, il s’agit de la nouvelle garde rapprochée du maire.Quand on lui a demandé si le maire bénéficie d’une protection particulière, M. Moisan a répondu ceci: «Je ne le sais pas. Pas sûr qu’on le dit, dans ce temps-là.» Pierre Poirier, de la police de Québec, s’est limité à confirmer la réception de la plainte et l’ouverture d’une enquête. 

En arrivant à l'hôtel de ville mardi en début d’après-midi, Le Journal a constaté que deux gardes du corps sortaient d'une voiture banalisée et sont ensuite entrés dans l'hôtel de ville. Ils sont ensuite montés à l'étage, où le maire a ses bureaux. Il s'agit de la nouvelle garde rapprochée du maire, selon nos informations.  

Photo Stéphanie Martin

Propos condamnés

Mardi, les deux partis d’opposition représentés sur la scène municipale de Québec ont rapidement condamné tous propos menaçants.

« Toute forme de menace envers qui que ce soit, c’est complètement inacceptable. C’est tolérance zéro, s’est indigné le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin. Peu importe la couleur politique, les enjeux qui nous entourent, les décisions qui sont prises, nous ne devons en aucun cas tolérer des menaces ou des propos haineux. »      

  • François Lambert revient sur le dossier dans sa chronique économique à QUB Radio:   

De son côté, Jean Rousseau, conseiller municipal de Démocratie Québec, a jugé « inadmissibles les menaces proférées contre le maire ».

« En attaquant le maire de cette façon, c’est toute la classe politique qui est visée [...]. Ce sont des propos qui n’ont absolument pas leur place », a-t-il fait valoir.

— Avec la collaboration de Stéphanie Martin