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Rêve éveillé

Steve Stamkos, capitaine du Lightning de Tampa Bay
Photo AFP Steve Stamkos, capitaine du Lightning de Tampa Bay

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EDMONTON | Cette conquête de la coupe Stanley aura été spéciale à tous les points de vue. Steven Stamkos, dont le temps de jeu aura été limité à 2 min 47 s de jeu durant tout le temps passé dans les bulles de Toronto et d’Edmonton, a été invité à soulever le trophée par le commissaire Gary Bettman. Un juste retour des choses pour le capitaine du Lightning, dont l’inspiration n’est certainement pas étrangère à ce championnat.

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« Ça veut tout dire pour moi. Je suis tellement fier de cette équipe. Je ne trouve pas les mots. Nous pouvons célébrer ensemble. Je réalise un rêve. C’est magique de faire partie de cette équipe », a déclaré l’Ontarien, victime d’une mystérieuse blessure lors de son retour à l’entraînement.

Célébrations sur FaceTime

L’autre particularité, c’est que les joueurs n’ont pas été en mesure de savourer ce précieux moment avec les membres de leurs familles. Des célébrations qui sont habituellement empreintes de beaucoup d’émotion pour les parents qui ont vu grandir leur rejeton, de même que pour la conjointe et les enfants, dont les sacrifices sont parfois aussi grands que ceux des joueurs eux-mêmes.

D’ailleurs, la coupe Stanley n’a probablement jamais été aussi souvent sollicitée pour ses séances FaceTime que lundi soir, sur la patinoire de la Place Rogers.

 « C’était difficile de regarder mes coéquipiers (jouer sans moi). J’ai trouvé ça émotif depuis six semaines. J’ai hâte de fêter avec ma famille », a mentionné Stamkos à ce sujet.

Équipe déterminée

Le Lightning aura eu besoin de 25 matchs pour mettre la main sur la coupe. Un tournoi qui s’est étiré sur les quatre tours habituels auxquels il faut ajouter le tournoi à la ronde qui visait à déterminer les quatre premières positions de l’Association de l’Est. Jamais, en cours de route, les
Floridiens n’ont perdu deux rencontres de suite. Chacun de leurs sept revers a été suivi d’une victoire.

Tout un contraste avec l’an dernier, alors que le Lightning, champion du calendrier régulier, s’était fait balayer en quatre matchs rapides par les Blue Jackets de Columbus dès le tour initial. Mine de rien, les Floridiens ont fait du chemin.

« C’est difficile d’expliquer ce que je ressens. C’est un rêve qui devient réalité, la plus belle expérience de ma carrière. Nous avons vécu de belles choses. Nous n’oublierons jamais cette conquête dans la bulle », a souligné Victor Hedman, récipiendaire du trophée Conn-Smythe. 

Contribution de tous

À la suite de cette élimination de 2019, Julien BriseBois, directeur général de l’équipe, a fait un travail colossal pour amener rudesse, détermination et expérience au sein de son groupe. 

Kevin Shattenkirk, Pat Maroon, Blake Coleman et Barclay Goodrow ont tous contribué à ce titre.

« Nous étions un groupe déterminé. Nous avons ajouté des pièces importantes à notre équipe pour jouer d’une façon un peu différente, a soutenu le défenseur suédois. Tous les gars ont joué un rôle. Nous voulions terminer le travail ce soir [lundi]. Dallas avait une bonne équipe avec de très bons joueurs. »