/sports/tennis
Navigation

Un petit tour et puis s’en va

Auger-Aliassime est battu sèchement en trois manches d’entrée de jeu

TENNIS-OPEN-TENNIS-SPORT-TENNIS-TOURNOI-WTA-ATP-ITF/
Photo Reuters Félix Auger-Aliassime a commis 58 fautes directes en seulement trois manches.

Coup d'oeil sur cet article

Les débuts de Félix Auger-Aliassime aux Internationaux de tennis de France, troisième et dernier tournoi du Grand Chelem en 2020, ont été gâchés hier par une défaite sans appel aux dépens de Yoshihito Nishioka.

• À lire aussi: Fernandez rejoint Bouchard

• À lire aussi: Shapovalov et Pospisil vont s’affronter en double

Le Québécois, 22e joueur mondial, s’est incliné en trois manches de 7-5, 6-3 et 6-3 après 2 h 32 de jeu face à un adversaire (52e) moins bien classé que lui.

Coupable de 58 fautes directes (contre 34), Auger-Aliassime n’a pas été en mesure de renverser son rival japonais dans les moments opportuns, ne réussissant qu’à convertir deux de ses 13 occasions de bris. 

Il a aussi affiché un faible taux de 58 % avec sa première balle au service lors de cette rencontre qui s’est amorcée deux heures plus tard que prévu en raison de la pluie.

Auger-Aliassime avait pourtant bien amorcé son duel en prenant les devants 3-1 lors de la manche initiale. Mais Nishioka s’est mis en marche avec un bris de service au cinquième jeu et un autre au 11e qui a été acquis sur une double faute.

« Déçu et frustré »

Auger-Aliassime, 19e tête de série, n’a pas cherché les excuses pour expliquer cette défaite crève-cœur, lui qui en était à sa première présence à Paris après avoir été forcé de faire l’impasse sur la compétition l’an dernier en raison d’une blessure.

« Oui, je suis très déçu et évidemment frustré, s’est-il exprimé en conférence de presse. J’ai senti que je n’étais pas au niveau espéré et que je n’ai pas fait ce que je voulais sur le court.

« Ce n’est pas facile à accepter, a-t-il poursuivi. Je savais à qui j’avais affaire. Il retournait bien les balles et il a bien joué. J’assume la responsabilité du match. Moi, je n’étais pas à mon mieux. Les conditions n’étaient pas les meilleures pour moi, mais je l’accepte. »

Dure, la terre battue

Le Québécois de 20 ans avait toutes les raisons de redouter son rival de cinq ans son aîné et exclu du groupe des têtes de série. 

Nishioka, un gaucher, avait atteint la finale du tournoi de Delray Beach en début d’année avant d’avoir chèrement vendu sa peau en cinq manches face à Andy Murray récemment aux Internationaux des États-Unis. 

Après une présence en huitième de finale justement à Flushing Meadows, Auger-Aliassime connaît une transition difficile sur la terre battue, où il a subi une troisième défaite en quatre affrontements.

« Il y a eu trois tournois sur cette surface et ils ont tous été compliqués, a-t-il avoué. Cela fait longtemps que je n’avais pas joué sur terre battue, je n’ai pas eu le temps de m’ajuster et m’entraîner. »

Avant de se présenter à Paris, Auger-Aliassime avait été sorti au premier tour à Rome et au second à Hambourg la semaine suivante.

« Je vais maintenant me reposer, prendre du temps pour moi, continuer à m’entraîner et tirer les leçons des derniers matchs », a-t-il ajouté. 

« L’année n’est pas terminée. Pour l’instant, ce sont des hauts et des bas », de conclure celui qui n’a pas indiqué le lieu ni le moment de sa prochaine escale.

Diez éliminé aussi

Cette deuxième journée à Roland-Garros n’a pas souri non plus à Steven Diez (181e mondial) qui, à son tour, s’est avoué vaincu en quatre manches de 4-6, 6-3, 6-3 et 6-4 face à l’Américain Mackenzie McDonald (236e).

Le Torontois de 29 ans avait trimé dur pour accéder au tableau principal d’un Grand Chelem pour la première fois de sa carrière puisqu’il a dû remporter ses trois matchs de qualifications. 

Après une première manche prometteuse, Diez n’a pas été en mesure de contenir McDonald même si au 4e set, il a réduit l’écart à 4-5 en brisant le service de son opposant. Ce fut trop peu trop tard.

« Je suis heureux de mon parcours à Paris, mais déçu de mon résultat aujourd’hui [hier], a déclaré le Canadien. Mackenzie méritait la victoire, car il a mieux joué que moi dans les moments importants. »

McDonald aura la lourde mission d’affronter Rafael Nadal au second tour. L’Espagnol convoite un 13e titre à Roland-Garros. 

Les Canadiens aujourd’hui 

Vasek Pospisil (76e) c. Matteo Berrettini (8e) Court Suzanne-Lenglen à 5 h *

Denis Shapovalov (11e) c. Gilles Simon (54e) Court Philippe-Chatrier vers 13 h

* heure de l’Est (Rang mondial entre parenthèses)