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COVID-19 : un resto délinquant de Laval sur pause

Le Lordia, où 200 personnes s’étaient rassemblées, ferme temporairement

Devanture Restaurant Lordia
Photo Ben Pelosse Le Lordia du boulevard Curé-Labelle, à Laval, est fermé.

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Le restaurant de Laval blâmé la semaine dernière pour non-respect de mesures sanitaires liées à la pandémie de COVID-19 a fermé ses portes temporairement. 

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Michel Imad, propriétaire du restaurant Lordia, a écrit le 24 septembre sur la page Facebook de l’établissement avoir retenu les services d’une firme « spécialisée de préventionnistes ».

Il explique que la firme engagée doit formuler des recommandations afin de respecter les « plus hauts standards de sécurité requis par la Santé publique ». 

Le restaurant prévoyait même rouvrir ses portes à l’occasion d’une soirée musicale le 3 octobre, mais c’était avant que le gouvernement Legault ordonne, lundi, la fermeture des salles à manger de tous les restaurants de la grande région de Montréal.

La situation au Lordia a fait beaucoup réagir depuis la publication, mardi dernier, d’un reportage de notre Bureau d’enquête, qui avait assisté à une soirée festive réunissant plus de 200 personnes dans l’établissement, le 19 septembre.

Plusieurs comportements à risque et même interdits par la Santé publique y avaient été observés, comme de la danse et des rapprochements à moins de deux mètres, sans masque, dans un lieu public. 

Le ministre de la Santé Christian Dubé avait qualifié la soirée de « tout à fait inacceptable ». 

Il n’a pas été possible de joindre Michel Imad lundi.

Plus de surveillance de la police

Le Service de police de Laval (SPL) nous a affirmé lundi s’être déplacé au restaurant Lordia, jeudi dernier. Les agents ont constaté que l’établissement était fermé. 

Au cours de cette fin de semaine, le SPL a effectué une soixantaine de visites dans des restaurants et des bars sur son territoire. 

Il a produit trois rapports d’infraction. Un pour le non-respect du nombre de personnes permis à une table ainsi que deux pour ne pas avoir respecté une distance physique de deux mètres entre les personnes. Une quinzaine d’avertissements verbaux ont aussi été donnés.