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Convaincu qu’il allait mourir s’il ne mettait pas le feu aux tours

FD-SUSPECTS-MASCOUCHE
Photo d'archives, Maxime Deland Justin-Philippe Pauley à sa sortie du quartier général de la Sûreté du Québec de Mascouche, le 7 mai dernier.

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L’homme qui aurait incendié neuf tours cellulaires ce printemps avec sa copine était convaincu qu’il allait mourir s’il ne le faisait pas et a été déclaré non criminellement responsable pour troubles mentaux, mercredi, au palais de justice de Saint-Jérôme.

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« Deux évaluations psychiatriques ont démontré qu’il était atteint de troubles mentaux, de type “persécution”. C’est-à-dire qu’il était convaincu que sa vie était en danger s’il ne commettait pas les infractions reprochées », a résumé l’avocat de Justin-Philippe Pauley, Olivier Morin. 

L’homme de 29 ans et sa conjointe, Jessica Kallas, 25 ans, ont été arrêtés en mai dernier après qu’ils auraient vraisemblablement mis le feu à deux tours de télécommunication.

Le couple avait ensuite été accusé relativement à la série d’incendies criminels et de méfaits commis sur la Rive-Nord visant des tours cellulaires en mai dernier. Ils adhéraient à des théories du complot entourant le réseau cellulaire 5G. 

Des commandes

Bien qu’il croyait que cette technologie était néfaste, Pauley était toutefois persuadé que des gens lui passaient des commandes pour détruire les tours et qu’on allait le tuer s’il ne passait pas à l’acte, selon nos informations.

De retour au palais de justice mercredi, l’homme a finalement été déclaré non criminellement responsable pour cause de troubles mentaux après le dépôt de deux expertises qui en venaient à cette conclusion.

Il sera confié à la Commission d’examen des troubles mentaux, qui va statuer d’ici 45 jours sur son cas, à savoir s’il représente un risque pour la société en étant libéré sous diverses conditions ou s’il doit demeurer détenu en psychiatrie. 


Le dossier de Jessica Kallas doit revenir devant les tribunaux en novembre.