/news/currentevents
Navigation

Mort de Joyce Echaquan: d’autres membres du personnel font l’objet d’une enquête

Coup d'oeil sur cet article

Toute la lumière sera faite sur le traitement réservé à Joyce Echaquan, cette mère de famille autochtone morte à l’Hôpital de Joliette. 

• À lire aussi - Le PLQ demande la démission de la ministre des Affaires autochtones

• À lire aussi - Décès de Joyce Echaquan: vaste vigile à Joliette

C’est ce qu’a fait savoir Daniel Castonguay, le président-directeur général du CISSS de Lanaudière.

«Les rencontres sont en cours et les décisions se prendront dans les prochaines heures ou prochains jours par rapport aux autres membres du personnel qui étaient impliqués dans les soins directs à Mme Echaquan», a indiqué le PDG en entrevue avec la journaliste Marie-Anne Lapierre, de TVA Nouvelles.

M. Castonguay a également soutenu qu’une enquête avait été ouverte concernant les soins médicaux prodigués à la mère de famille.

«On a une enquête clinique qui est en cours pour savoir si tout ce qu’on a fait, cliniquement, on fait les bonnes pratiques, et en temps opportun, a-t-il dit. Pour l’instant, on croit que oui, mais c’est important de faire une enquête bien approfondie pour s’assurer que Mme Echaquan a eu tous les soins qu’elle devait avoir au niveau clinique.»

Ce grave incident a provoqué une onde de choc et d’indignation partout au Québec. Lundi, la femme hospitalisée à Joliette, en proie à de vives douleurs, a diffusé une vidéo en direct sur Facebook, montrant à ses proches ce à quoi elle était confrontée.

Propos discriminatoires, racistes et d’une rare violence, c’est le traitement auquel a eu droit la femme, mère de sept enfants. «Esti d’épaisse de tabarnouche... C’est mieux mort, ça. As-tu fini de niaiser... câlisse? T’es épaisse en câlisse», murmuraient deux membres du personnel de l’Hôpital de Joliette.   

  • Écoutez la chronique de Geneviève Pettersen avec Benoît Dutrizac, sur QUB radio:   

Une foule d'environ 400 personnes a marché mardi soir jusqu’au centre hospitalier de Joliette pour y tenir une veillée aux chandelles en mémoire de la femme de 37 ans. 

GENEVIÈVE QUESSY/AGENCE QMI

«Justice pour Joyce», «Non au racisme», ont scandé les personnes présentes. 

  • Écoutez l'entrevue de Geneviève Pettersen avec Michèle Audette, ex-commissaire de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées:  

MARIO DURIEUX/AGENCE QMI

Le grand chef et président de la Nation atikamekw, Constant Awashish, était parmi ces personnes. «On est indignés, choqués et remplis de questionnements, a-t-il indiqué. Souvent, les gens se plaignent des gestes qu'ils subissent, mais tout ce qu'on peut faire pour eux, c'est de les écouter. Ils n'ont pas de preuves.»

Selon lui, «avec cette vidéo, plus personne ne peut le nier. Il est temps que François Legault reconnaisse que le racisme systémique existe bel et bien». «Maintenant, on veut des actions!» a-t-il poursuivi.

Mardi, le premier ministre Legault a révélé qu’une infirmière qui a tenu des propos racistes à l’endroit de la femme a été renvoyée.

L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec a offert ses «plus sincères condoléances» à la famille, ajoutant qu’il «déplore qu’un professionnel de la santé ait eu un tel comportement». «C’est inacceptable», a fait savoir l’Ordre.