/news/coronavirus
Navigation

Dernière mise à jour :

Suivez les derniers développements
Voir les derniers chiffres >

Québec

Nombre de cas

Canada

Nombre de cas

Monde

Nombre de cas

Décès

Enquête sur l'efficacité des désinfectants

Coup d'oeil sur cet article

L’émission d’enquête J.E. de TVA Nouvelles braque les projecteurs sur la fabrication de désinfectants, qui soulève des questionnements quant à l’efficacité de ces produits d’hygiène mis sur le marché.

J.E. a fait analyser des gels hydroalcooliques fabriqués au Québec vendus notamment dans des résidences pour personnes âgées pour voir si ces produits sont efficaces ou pas.

«C’est vraiment le Far West! On se retrouve avec n’importe quoi sur le marché», lance Julie Campeau, propriétaire du Laboratoire Campeau, à Sainte-Anne-des-Plaines. 

  • ÉCOUTEZ l'entrevue avec Marie-Christine Bergeron, journaliste d’enquête pour J.E., à QUB radio:  

L’éclosion de la pandémie en mars a provoqué une pénurie de gel hydroalcoolique. Devant l’urgence, Santé Canada a délivré des centaines de licences temporaires pour en fabriquer et combler ainsi la pénurie. De nombreuses entreprises se sont lancées dans le désinfectant.

«Il y a tellement eu de formules qui ont voyagé sur internet, des brasseux de garage, comme on dit. On a vu le chlore de l’eau de javel, du combustible à fondue. Les gens prenaient ça pour faire de l’antiseptique à mains, c’est du n’importe quoi», se désole Mme Campeau, qui dénonce le laxisme dans le contrôle de la qualité des produits.

«Je ne pense pas que Santé Canada soit allé chez chacun de ces clients, au nombre de NPN qu’ils ont produits!»

J.E. a appris que Santé Canada a autorisé 4000 nouveaux produits désinfectants pour les mains depuis le début de la pandémie. Un processus accéléré a permis à plusieurs nouveaux joueurs d’obtenir rapidement des licences.

En revanche, certains d’entre eux, attirés par l’appât du gain facile, n’ont pas respecté les normes, en manipulant des produits dangereux sans tenir compte des risques. Ils ont surtout mis en vente des produits au contenu douteux.

«Moi je n’aimerais pas ça que mon voisin se lance dans ce genre de production dans son garage. C’est dangereux, potentiellement explosif et ce sont des chimistes qui doivent superviser la manipulation de ces produits chimiques. Il y a des formules spécifiques à respecter, s’inquiète le président de l’Ordre des chimistes, Michel Alsayegh. Votre enquête est troublante!»

Le reportage «Les mains sales», sera présenté ce soir, à 21h, à TVA.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.