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Masque à l’école: le gouvernement ne veut pas déplaire, dit Bérubé

Le chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé
Photo d'archives, Simon Clark Le chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé

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Le gouvernement ne veut pas déplaire à la population en imposant le port du masque dans les écoles primaires et secondaires comme cela se fait en Ontario, soupçonne le chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé.

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«Il y a des questions qui sont susceptibles parfois de rendre impopulaire un gouvernement et qu'on préfère ne pas avoir à prendre ou à différer dans le temps», a analysé le péquiste en point de presse, jeudi matin. 

  • Écoutez la chronique de Geneviève Pettersen avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:  

Au premier jour d’un nouveau reconfinement dont les restrictions touchent plusieurs secteurs, mais pas les écoles, Pascal Bérubé presse le gouvernement de dévoiler l’avis de la santé publique sur lequel il s’est basé pour prendre cette décision.

Des experts pressent aussi le gouvernement Legault de recommander le port du masque en classe, particulièrement en zone rouge, alors que les élèves et les membres du personnel scolaire représenteraient près du quart des nouveaux cas quotidiens de COVID-19.

Le gouvernement ontarien a imposé le port du masque pour les élèves de la 4e à la 12e année.

  • ÉCOUTEZ l'entrevue avec Catherine Beauvais-St-Pierre, présidente de l’Alliance des professeures et des professeurs de Montréal, à QUB radio:

De l’avis de Pascal Bérubé, les écoles peuvent toutefois imposer des règles plus sévères surtout à l’extérieur de leurs murs où les jeunes n’hésitent pas à faire tomber les masques, comme l’a rapporté Le Journal de Montréal, jeudi.

Il a pris exemple sur une école secondaire de sa région, la polyvalente Armand-Saint-Onge, à Amqui, où le directeur de l’établissement a envoyé une lettre à tous les parents pour leur expliquer les amendes auxquelles leurs jeunes s’exposaient s’ils contreviennent aux règles sanitaires.

«Ça a eu un effet assez fort, a expliqué Pascal Bérubé. Eux, ils ont décidé de resserrer tout ce qui se trouve à l'extérieur de l'école, dans les parcs, avec les policiers, dans les rassemblements, là où les jeunes vont. C'est leur façon d'opérer à Amqui.»

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