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«On the Rocks»: Sofia Coppola à Manhattan

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Non seulement Sofia Coppola retrouve Bill Murray, le temps de On the Rocks, mais elle donne à son nouveau long métrage des petits airs de Woody Allen.

Jazz, ambiance parfois feutrée, rues de New York... pour un peu, on se croirait dans un film de Woody Allen. Mais le rythme nous rappelle qu’il n’en est rien, que la cinéaste obéit à ses propres règles et qu’elle a quelque chose à dire.

La protagoniste, c’est Laura (Rashida Jones). Auteure, elle est mariée à Dean (Marlon Wayans), avec qui elle a deux adorables filles. Mais voilà, Laura se pose des questions sur la fidélité de son époux, ce dernier ayant des horaires quelque peu intenses. Lorsque Dean revient d’un voyage d’affaires avec la trousse de toilette de sa collègue Fiona (Jessica Henwick) dans ses bagages, les doutes de Laura se transforment en soupçons paranoïaques.

Entre alors en scène Felix (Bill Murray), le père de Laura. Felix est un ancien directeur d'une galerie d’art. Épicurien, l’homme aime les voyages (il revient de Paris), les belles voitures et les femmes. Surtout les femmes, de tous âges, de toutes origines, de tous formats. Mis au courant de la situation par Laura, Felix lui propose alors d’espionner Dean. Filatures (y compris jusqu’au Mexique), photos, vérifications des comptes de cartes de crédit, tout y passe.

Malgré le titre du long métrage, ce n’est pas tant la relation entre Laura et Dean qui est le centre d'attention dans On the Rocks, mais celle entre Felix et sa fille. C’est également une exploration des difficultés de communication, de la remise en question personnelle et de toutes les facettes de la vie d’une femme qui se noie dans son quotidien domestique.

Cette fois-ci, Sofia Coppola s’égare parfois (comme le moment de la goutte dans un verre de martini), donne dans le clin d’œil (Bill Murray assis, droit, sur une banquette, Rashida Jones à côté de lui) et fait dans le facile. Cela l'empêche ainsi de créer l'atmosphère qui séduisait tant dans ses scénarios et ses réalisations antérieures. Et si l’on ne perd pas son temps avec On the Rocks, on n’en sort pas non plus ébloui.

Note: 3 sur 5