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Propos racistes contre les Autochtones: «inconcevable», selon le Conseil des femmes élues de l’APNQL

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Le Conseil des femmes élues de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) a indiqué, jeudi soir, que le gouvernement du Québec est «imputable de ne pas avoir adressé plus rapidement les situations qui lui ont été partagées dans la cadre de la commission Viens», dans la foulée de la mort de Joyce Echaquan sur fond de propos racistes.

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Selon le Conseil des femmes élues de l’APNQL, il est «inconcevable» qu’un tel événement soit survenu au Centre hospitalier de Lanaudière (CHRDL) de Saint-Charles-Borromée, près de Joliette.

La jeune femme de la communauté atikamekw de Manawan, mère de sept enfants, a été victime de propos racistes à l’hôpital. Avant sa mort lundi, elle a diffusé sur Facebook les commentaires dont elle faisait l’objet et qui, depuis, ont entraîné le congédiement d’une infirmière et d’une préposée aux bénéficiaires. Des enquêtes ont aussi été lancées.

Toute cette affaire survient un an exactement après le dépôt, le 30 septembre 2019, du rapport de la Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec: écoute, réconciliation et progrès, présidée par Jacques Viens.

«Il est pour le moins questionnable que les Premières Nations aient à subir des services de santé à deux vitesses. Le Conseil des femmes élues de l'APNQL interpelle le gouvernement du Québec sur la question, afin qu'il explique pourquoi nous en sommes encore là un an plus tard».

Le premier ministre François Legault doit rencontrer, vendredi matin, le chef de l’APNQL, Ghislain Picard, à Montréal. La ministre responsable des Affaires autochtones, Sylvie D’Amours, est pour sa part sur la sellette depuis le décès de Joyce Echaquan.

Malgré les propos des employés qui ont été congédiés, le Conseil des femmes élues a tenu à «reconnaître le travail exemplaire de certains membres du personnel œuvrant dans le système de santé».

«Cependant, les mauvais traitements guidés par le racisme, préjugés et stéréotypes, eux, doivent cesser, a-t-on ajouté. Impérativement. Personne ne devrait avoir à subir cela et surtout pas à l'intérieur des services publics qui sont censés exister pour soigner ou protéger les gens.»