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Usine d’Olymel en Mauricie: des travailleurs inquiets

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Des employés de l’usine d’Olymel de Yamachiche sont inquiets, car ils travaillent quotidiennement avec des collègues qui habitent en zone rouge; l’éclosion de mars dernier est encore fraîche à leur mémoire.

«Je n'aime pas ça! Je suis un gars bien ouvert, mais à un moment donné, tu fais travailler du monde en zone rouge à côté de ceux en zone verte, ce n'est pas super», a décrié un travailleur qui ne veut pas être identifié.

«Sur le coup, je n'aimais pas ça, mais en même temps, je me dis qu'ils ont le droit de travailler eux aussi», souligne pour sa part une autre employée.

Malgré les recommandations du gouvernement d'éviter les transports interrégionaux, Olymel continue de faire venir des employés de l'extérieur de la Mauricie. Chaque jour, six navettes font le trajet Montréal–Yamachiche pour 80 personnes. Non seulement l'employeur ne veut pas arrêter le service, mais il souhaite augmenter le nombre pour optimiser la production.

  • Écoutez la chronique de Danny St-Pierre, animateur du balado L’Addition, au micro de Geneviève Pettersen sur QUB radio:

«On maintient le service parce qu'il n'est pas interdit. Puis, nous travaillons en étroite collaboration avec la Santé publique et les normes de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). D'autant plus qu'après analyse, notre système de navette est plus sécuritaire que du covoiturage», a assuré le responsable des communications chez Olymel, Richard Vigneault.

M. Vigneault indique que son entreprise a mis en place toutes sortes de mesures de précaution dans les autobus. La température des employés est prise avant qu’ils s’installent. De plus, des séparateurs ont été installés entre les bancs et le masque est obligatoire à bord.

«Puis, lorsque les employés arrivent à l'usine, un autre protocole commence. Prise de température, lavage des mains à chaque étape, port du masque dans l'usine et respect de la distanciation physique», a poursuivi Richard Vigneault.

Le syndicat met de la pression pour limiter les risques. Personne ne veut revivre la fermeture imposée au mois de mars. Au plus fort de l'éclosion, il y avait eu 140 cas positifs chez les employés de l'usine.

«La première vague a laissé des stigmates qui sont encore bien douloureux pour ces travailleurs. On a un travailleur qui a été aux soins intensifs et bien qu'il se porte mieux, il n'est toujours pas revenu travailler», a souligné la responsable des communications des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce (TUAC), Roxanne Larouche.

Dans les prochains jours, des clients mystères vont embarquer dans les autobus pour vérifier la conformité des mesures mises en place.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.