/weekend
Navigation

La vache a été le premier numéro un de Pink Floyd

1003 WE - musique
Photo WENN

Coup d'oeil sur cet article

La vache. Ce disque de Pink Floyd est appelé, la plupart du temps, par ce nom en raison de sa pochette. Atom Heart Mother, cinquième album du quatuor britannique, vient d’avoir 50 ans.

Un opus où David Gilmour, Nick Mason, Roger Waters et Nick Wright plongent de plus en plus dans les sonorités de rock progressif, avec une pièce-titre de 23 minutes qui se développe en six mouvements.

Lancé le 2 octobre 1970 au Royaume-Uni, Atom Heart Mother se retrouve chez les disquaires le 10 octobre en Amérique du Nord. Il s’agit du premier album de Pink Floyd à atteindre le statut de numéro un, position obtenue sur le palmarès des ventes en Angleterre. Il a grimpé jusqu’à la 39e place au Canada et la 55e aux États-Unis. Les ventes totales sont estimées à quatre millions d’exemplaires. 

La pochette montre Lulubelle III, une vache Holstein-Friesian, photographiée par le concepteur Storm Thorgerson dans un champ de Potters Bar, près de Londres. Il s’agit d’un des rares albums, lancés à cette époque, où le nom du groupe et le titre n’apparaissent pas sur la pochette. 

Atom Heart Mother, avec la présence de cuivres et d’un chœur, est la pièce phare de cet opus. Une pièce instrumentale que la formation a très peu jouée sur scène. Pink Floyd a attaqué ce titre pour la dernière fois le 22 mai 1972, durant la tournée Dark Side of the Moon, au Olympisch Stadion à Amsterdam.

Le batteur Nick Mason et sa formation Saucerful of Secrets ont interprété un condensé de cette pièce en 2018 et 2019, tout comme le titre If, que l’on retrouve sur Atom Heart Mother.

Déjeuner psychédélique

Enregistré au mythique studio Abbey Road, avec l’ingénieur Alan Parsons, Atom Heart Mother a été construit autour de séquences musicales qui n’ont pas été retenues pour la trame sonore du film Zabriskie Point.

Une première version de la pièce-titre a été interprétée, avant la parution de l’album, le 17 janvier 1970, lors d’un concert à Hull en Angleterre, sous le titre The Amazing Pudding.

Le groupe trouvait qu’il manquait quelque chose à cette pièce et c’est à ce moment-là que l’idée d’ajouter un orchestre et un chœur a pris forme. Le quatuor a fait appel au compositeur Ron Geesin, avec qui Roger Waters enregistrera la trame sonore du documentaire The Body.

L’album, qui contient aussi les pièces Summer ’68 et Fat Old Sun, se termine sur la très étrange et expérimentale Alan’s Psychedelic Breakfast, où l’on entend le roadie Alan Styles faire cuire des œufs, du bacon et des rôties.

«À l’époque, nous pensions que Atom Heart Mother, comme Ummagumma, était une étape vers quelque chose d’autre. Maintenant, je pense que nous avancions à l’aveuglette dans le noir», a confié David Gilmour, en 1994, dans une entrevue publiée dans le magazine Mojo.

N’empêche que cet opus a pavé la voie, 13 mois plus tard, à l’album Meddle et aux pièces phares One of These Days et Echoes.

1003 WE - musique
Photo courtoisie