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Exposer ses démons

WE 1003 En mode lecture
Photo courtoisie Les démons
Simon Liberati
Aux Éditions Stock
340 pages

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Ça faisait un moment qu’on espérait la sortie des Démons. À cause de son titre intrigant, mais aussi à cause de l’époque qu’il décrit.

Simon Liberati aime bien revenir aux années 1960. Après Jayne Mansfield 1967, qui raconte les derniers jours de ce célèbre sexe-symbole hollywoodien, ou California Girls, qui se penche sur la série d’assassinats orchestrés par Charles Manson en 1969, il propose une sulfureuse fiction qui nous entraîne cette fois directement en 1966.

Tandis que Mao lance la révolution culturelle en Chine, que les Beatles donnent leur dernier concert à San Francisco ou que le Botswana acquiert son indépendance, Nathalie – que tout le monde préfère appeler Taïné – et Serge n’hésitent pas à s’aimer en cachette chaque fois qu’ils en ont l’occasion. Ce qui n’aurait pas été tellement grave si Taïné n’avait pas déjà choisi d’en épouser un autre et... si Serge n’avait pas été le plus vieux de ses deux frères !

Enfer et damnations

Alors voilà, le ton est donné. Car l’autre frère, Alexis, ne se gênera pas non plus pour s’éclater, de préférence avec de beaux jeunes hommes. Mais un jour, il y aura l’accident. Celui qui terrassera Serge, qui laissera la fragile Taïné complètement défigurée et qui permettra à Donatien, l’ami de la famille Tcherepakine, de tirer les ficelles en coulisses. Et au passage, on croisera une foule de personnalités qui ont marqué l’époque : James Brown, Johnny Hallyday, Brigitte Bardot, Louis Aragon, Elsa Triolet, Truman Capote, Andy Warhol, Nico... 

Bon. Est-ce qu’on a aimé ? Oui pour la beauté du style et pour les ambiances, qui sont parfois carrément déroutantes. Mais pour ce qui est de l’histoire, on se pose encore la question...

À LIRE AUSSI CETTE SEMAINE

The cry

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Tel qu’on peut le lire sur la page de couverture, c’est le roman qui a inspiré la télésérie du même nom. Alors pour ceux qui ne l’ont pas vue, voici les grandes lignes de l’histoire : Joanna et Alistair doivent se rendre en Australie. Depuis Glasgow, ça fait beaucoup d’heures de vol. Surtout avec un bébé de neuf semaines qui, durant tout le trajet, n’arrêtera pas de pleurer. Du moins jusqu’à ce qu’il s’endorme... pour ne plus jamais se réveiller. Glaçant, mais très vite addictif !

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Ragdoll, le premier tome d’une trilogie consacrée aux enquêtes de l’inspecteur Wolf, a tout de suite remporté un immense succès auprès des amateurs de polars un peu gores. Idem pour Appât, le deuxième volet de la série. Alors pour ne surtout pas courir le risque de divulgâcher quoi que ce soit, on se contentera de n’ajouter qu’une seule chose : ce troisième et dernier opus ne décevra personne.

Délicieusement veggie

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Tous ceux qui ont tenté l’expérience seront sûrement d’accord avec nous : pour manger végé matins, midis et soirs, il faut vraiment rivaliser d’imagination... ou avoir un excellent livre de cuisine à portée de main ! Celui-ci, par exemple. Avec ses 150 recettes souvent hyper faciles – et rapides – à réaliser, il deviendra vite un très précieux allié. 

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Jean-Sébastien Pilotte
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Un livre qu’on devrait tous lire... à moins de vraiment tenir à travailler jusqu’à 65 ans ! Car apparemment, il serait possible de pouvoir commencer à se la couler douce dès l’âge de 40 ans. L’auteur, qui a lui-même pris sa retraite à 39 ans, nous explique comment y arriver, et franchement, c’est bien plus simple qu’on le pense. Alors à bon entendeur, salut !

Frissons garantis

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La belle-mère
Sally Hepworth
aux Édition de l’Archipel
360 pages

La belle-mère

Avec un titre pareil, on se doute bien qu’il va rapidement y avoir une belle-mère dans l’histoire ! Et effectivement, ce sera le cas. Mais pas pour longtemps, puisque dès le premier chapitre, on va apprendre que cette belle-mère a été retrouvée morte chez elle, une lettre de suicide à ses côtés.  

Pendant que les flics enquêteront afin d’être sûrs que Diana Goodwin (la belle-mère en question) n’a pas été victime de meurtre, le lecteur sera constamment trimballé entre passé et présent. Une astuce narrative très pratique pour nous permettre de découvrir peu à peu quel genre de femme était Diana et quel genre de relation s’était établie entre elle et sa bru Lucy.  

Une vraie sorcière ?

Lucy n’avait que 13 ans lorsque sa mère a été emportée par un cancer du sein. Du coup, on peut facilement comprendre pourquoi elle aurait tant aimé que celle d’Ollie, l’homme de sa vie, soit un peu plus aimable et chaleureuse. Remarquez, Diana n’avait pas que des défauts : avocate de métier, elle se dévouait corps et âme pour une association venant en aide aux familles de réfugiés. Mais était-ce suffisant pour faire d’elle une bonne personne ?

Un suspense psychologique habile qui se lit en un clin d’œil.