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Impact brutal pour les jeunes

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Les bureaux de psychologues débordent d’adolescents en détresse, du moins pour ceux qui ont la chance de pouvoir s’offrir ces services. Imaginez les autres.

Nombreux sont ceux qui s’inquiètent des effets de la pandémie chez nos jeunes. J’en suis.  

Comme parent, il est difficile de voir toutes les portes se refermer sur eux alors qu’ils sont dans l’âge où, au contraire, elles devraient s’ouvrir.  

Au printemps, les écoles ont fermé pour ne jamais rouvrir pour les jeunes du secondaire. Plusieurs ont aussi perdu leur emploi avec la fermeture de tous les commerces et restaurants.  

Prise deux 

Et maintenant, l’histoire se répète. Avec toutes les éclosions dans les écoles, on peut se demander combien de temps le gouvernement pourra les garder encore ouvertes.  

Étant donné le passage en zone rouge de plusieurs régions, on a fermé de nouveau les salles à manger des restaurants. Plusieurs jeunes ont par conséquent de nouveau perdu leur emploi. 

Et d’après nos informations, un grand nombre de jeunes ne pourront plus encore une fois pratiquer leur sport d’équipe cet automne. 

Encore fragiles 

Pour les jeunes, la situation est d’autant plus difficile que les amis et la vie sociale représentent tout leur univers. La professeure Maria Eugenia Longo, de l’INRS, a parlé à mon collègue Jérémy Bernier d’un impact particulièrement brutal, alors que toutes les sphères de leur vie ont été affectées sans être encore suffisamment solides. 

Les discussions sur internet peuvent dépanner, mais n’ont rien à voir avec de véritables contacts humains. 

Bien sûr, le gouvernement doit imposer des mesures de restrictions puisqu’il est question de vie ou de mort. Il doit cependant se pencher rapidement sur des mesures d’aide additionnelles pour un meilleur accès aux services d’experts traitants.  

Sachant que tous ne peuvent s’offrir les services d’un psychologue, que les listes d’attente s’allongent de façon démesurée dans le système public, et que la situation pandémique se détériore, le temps presse.