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Mort de Joyce Echaquan: le Conseil de Manawan «salue» l’enquête publique

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Le Conseil des Atikamekw de Manawan s’est dit «satisfait» et «salue» l’annonce faite samedi par la vice-première ministre Geneviève Guilbault concernant le déclenchement d’une enquête publique sur la mort de Joyce Echaquan, survenue à l’hôpital de Joliette le 28 septembre.

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«Chaque jour au Québec et au Canada, des enfants, des femmes et des hommes autochtones sont victimes de mépris et de racisme dans le système de santé. Le cas de Joyce Echaquan à l’Hôpital de Joliette n’est certainement pas unique, c’est plutôt la pointe de l’iceberg. L’enquête publique doit nécessairement apporter des réponses qui permettront d’amorcer un changement dans la prestation des soins de santé envers les Autochtones», a déclaré Paul-Émile Ottawa, chef du Conseil des Atikamekw de Manawan, par communiqué.

«Pour le Conseil et la famille, il est important qu’une telle enquête ait lieu publiquement pour la recherche de la vérité. Nous entendons y participer activement», a-t-il ajouté.

Joyce Echaquan, morte à 37 ans, était membre de la communauté atikamekw de Manawan, située à quelques heures de route au nord de Joliette, dans Lanaudière.

Samedi, soit cinq jours après la mort de Joyce Echaquan, et à la suite d’une vague d’indignation qui a soulevé le Québec, la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault a annoncé la tenue d’une enquête publique «afin d'éclaircir les causes et les circonstances» du décès de la femme atikamekw, diffusé en direct sur Facebook.

Dans la vidéo, deux professionnelles de la santé de l’hôpital tiennent des propos racistes à l’endroit de la patiente autochtone.

«Nous devons tout faire pour éviter que de tels drames se reproduisent», avait alors déclaré la ministre sur Twitter.

Des marches pacifiques en mémoire de Joyce Echaquan ont réuni des milliers de personnes à Montréal, à Québec et à Victoriaville samedi après-midi.