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Paris se prépare à son tour à fermer ses bars

Paris se prépare à son tour à fermer ses bars
AFP

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Face à la progression constante de l’épidémie de COVID-19, le gouvernement français devrait annoncer dimanche la fermeture dès la semaine prochaine des bars à Paris, les restaurants espérant encore y échapper grâce à un protocole sanitaire renforcé. 

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Les derniers chiffres nationaux montrent que l’épidémie ne s’enraye pas, avec près de 17 000 cas positifs détectés en 24 heures, un record. Les indicateurs se dégradent dans la région parisienne, qui devrait basculer en état d’«alerte maximale», comme Aix et Marseille (sud-est) et la Guadeloupe (Antilles) depuis la fin septembre.

Jeudi, le ministre de la Santé Olivier Véran avait accordé un «sursis» aux cafetiers parisiens, disant vouloir attendre les ultimes remontées de chiffres. Or, depuis, les indicateurs ne se sont pas améliorés.

La dégradation de la situation sanitaire se traduit aussi dans une note adressée vendredi par l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) à ses responsables des ressources humaines envisageant l’annulation des congés de son personnel pendant les vacances de la Toussaint, la dernière quinzaine d’octobre, en raison de la COVID-19.

À Paris, les bars sont déjà contraints depuis une semaine à baisser le rideau à 22 h. Les restaurants espèrent encore échapper à ce sort après avoir proposé un contrôle sanitaire renforcé — prise de température des clients à l’entrée, recueil de leurs coordonnées et limitation des groupes de convives à huit — sur lequel le Haut Conseil de la Santé Publique doit se prononcer d’ici lundi.

Le gouvernement a laissé entendre qu’il suivrait l’avis de l’instance. Si elle valide le protocole, les restaurants pourront donc rester «tout ou partie» ouverts, même dans les zones d’«alerte maximale», et ils pourront donc rouvrir à Aix-Marseille.

«Il n’est pas question de faire des différences de traitement, car Paris et Marseille sont placées à partir de lundi dans la même zone» d’alerte, avance une source gouvernementale.

Si Paris est en première ligne, d’autres grandes villes comme Lille, Lyon, Grenoble, Toulouse et Saint-Étienne pourraient également basculer prochainement en zone d'alerte rouge et être concernées par les fermetures des bars.

Pour le secteur, déjà très fragilisé par la crise sanitaire, c’est un énième coup dur. Selon la principale organisation patronale, l’Umih, environ 15% des 220 000 entreprises du secteur — cafés, bars, hôtels, restaurants, brasseries, discothèques — pourraient mettre la clé sous la porte dans les mois à venir en France, et 220 à 250 000 salariés pourraient se retrouver au chômage.