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Un geste désespéré pour soigner Trump?

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Le fait que les médecins entourant Donald Trump lui administrent des anticorps de synthèse Regeneron, dont l’efficacité n’est pas garantie, a fait sourciller l’une des plus éminentes infectiologues du Québec.

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«Pourquoi on a donné ce médicament au président?» s’est demandé la Dre Cécile Tremblay, microbiologiste au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), en entrevue sur les ondes de LCN dimanche.

Selon elle, la condition de santé du président américain devait être inquiétante pour justifier un traitement aussi expérimental.

«Ça laisse penser que le président n’était pas dans un état très fort, pour aller à cet extrême avant même de donner le médicament normalement dispensé dans les cas compassionnels, le Remdesivir», a avancé la Dre Tremblay au sujet de la prise en charge de Trump à l’hôpital militaire Walter Reed, à Bethesda, au Maryland.

«Le président ne devait pas être dans une très bonne condition pour qu’on lui donne un médicament qui n’était pas encore approuvé», a-t-elle affirmé.

«L'état du président Trump continue à bien évoluer, il a fait des progrès substantiels depuis le diagnostic, a dit le médecin de la Maison-Blanche, Sean Conley. Bien qu'[il] ne soit pas encore sorti d'affaire, l'équipe reste prudemment optimiste», a-t-il déclaré.