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Des élèves du secondaire obéissants

Le port du masque en tout temps, bien que peu agréable, leur apparaît comme un petit sacrifice pour le Québec

des réactions sur les nouvelles mesures de la COVID-19.
Photo Ben Pelosse Benjamin Houle (à gauche) et Thomas Brossoit, tous deux âgés de 15 ans, portaient le masque lundi près de l’école secondaire Monseigneur-Richard, à Montréal.

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Des élèves du secondaire se montrent résignés devant les nouvelles contraintes « désagréables » qui leur seront imposées, la plupart reconnaissant l’importance de donner un coup de barre sanitaire.

• À lire aussi: Zones rouges: masque obligatoire en classe au secondaire et fermeture des gyms

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« C’est une bonne chose pour le Québec. Mais d’un point de vue personnel, c’est sûr que c’est moins agréable », dit Thomas Brossoit, 15 ans, rencontré à la sortie des classes d’une école à Montréal. 

  • Écoutez l'entrevue du président de la Fédération autonome de l'enseignement Sylvain Mallette avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a annoncé lundi que les jeunes des écoles secondaires en zone rouge devront porter le couvre-visage en tout temps sur le terrain de l’école, y compris en classe, à l’exception des cours d’éducation physique. 

Quant aux élèves de 4e et 5e secondaire, ils suivront leurs cours de façon virtuelle un jour sur deux. 

Plusieurs s’inquiètent de la qualité des enseignements donnés à distance et de leur capacité à réussir alors qu’ils amorcent une année cruciale pour leur avenir.  

  • Écoutez la chronique de Rémi Nadeau, chef du Bureau parlementaire à Québec pour Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec, sur QUB Radio:   

Distractions à la maison

« À la maison, il y a plus de distractions », dit Ezzeddine Kouki, 16 ans, avouant qu’il sera tenté de « rester sur son téléphone » au lieu de se concentrer sur ses cours. 

« Mais je ne vais pas le faire », promet-il.  

« C’est plus difficile à distance. Le prof ne voit pas nos réactions », a pu constater Thomas Brossoit. 

« Je suis un peu inquiet », dit Matthias Pasztor, 16 ans, qui a des problèmes d’apprentissage et qui se demande s’il sera plus ardu pour lui d’étudier à distance, quoique l’idée de rester à la maison lui semble « plus relax ».

Matthias Pasztor, 16 ans, devra poursuivre son 4e secondaire la moitié du temps à la maison, ce qui l’inquiète un peu.
Photo Ben Pelosse
Matthias Pasztor, 16 ans, devra poursuivre son 4e secondaire la moitié du temps à la maison, ce qui l’inquiète un peu.

« L’apprentissage, c’est beaucoup mieux à l’école qu’à la maison », affirme de son côté Thomas Laflamme, un élève de 4e secondaire. 

La classe de Thomas Laflamme vient tout juste de sortir d’un confinement préventif, à Québec.
Photo Stevens LeBlanc
La classe de Thomas Laflamme vient tout juste de sortir d’un confinement préventif, à Québec.

Il sait de quoi il parle. Dans son école située à Québec, tous les élèves de 4e et 5e secondaire étaient de retour en classe lundi après deux semaines d’isolement.

Certains adolescents ne comprennent toutefois pas la pertinence d’aller à l’école un jour sur deux. 

« Si j’ai la COVID, je vais quand même la transmettre la journée où je vais être en classe, ça donne quoi ? » a lancé un autre élève de Québec, qui a préféré ne pas révéler son identité.

Un mal pour un bien

Pour ce qui est du port du masque en tout temps, la plupart n’y voient pas un gros sacrifice à faire pour freiner la contagion. Plusieurs ont d’ailleurs souligné que certains élèves le faisaient déjà. 

« Moi je suis asthmatique. Donc, c’est peut-être mieux pour moi, si ça diminue les risques qu’on l’attrape », témoigne Alexandre Dubé, 15 ans, croisé à Montréal. 

Reste que pour certains, le désagrément et la buée dans les lunettes sont un problème. 

« J’aime mieux être 100 % à distance à la maison plutôt que de porter le masque tout le temps en classe », a lancé Maeva Bernanos, une élève de 16 ans de Québec.

Avec Daphnée Dion-Viens, Le Journal de Québec

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