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Effrayant casse-tête

Les ligues de hockey pour adultes sont également suspendues jusqu’au 28 octobre

GEN - LA LIGUE LHS
Photo Martin Alarie Les ligues de hockey pour adultes seront forcées d’interrompre leurs activités durant trois semaines à compter de jeudi. Pour le propriétaire et président de la LHS, François Leroux, les impacts financiers seront énormes.

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Le train de suspensions des activités sportives ne touche pas que les enfants et les adolescents, il touche aussi les adultes. À partir de jeudi, toutes les activités des ligues de hockey seront à l’arrêt.

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« C’est une catastrophe », a lâché François Leroux, le propriétaire et président de la LHS, une grande ligue pour adultes opérées en pleines zones rouges à Boisbriand et Laval. 

La LHS regroupe près de 2000 joueurs répartis dans plus de 170 équipes. Ses matchs sont disputés dans l’amphithéâtre du Centre d’excellence Sports Rousseau, à Boisbriand, et au Complexe Guimond, à Laval. Chaque soir de la semaine, en moyenne 10 matchs sont joués. À titre d’exemple, 12 matchs figuraient à l’horaire lundi soir sur cinq surfaces glacées. 

Dès jeudi, les gestionnaires de la LHS se gratteront la tête en amorçant le casse-tête organisationnel en vue de la reprise de ses activités, au-delà du 28 octobre dans le plus optimiste des cas. 

« Chaque jour où l’on est à l’arrêt, c’est une perte de revenus. Mon entreprise fonctionne quand il y a du hockey sur la glace. Quand il n’y en a pas, ça tombe à zéro. Et il faut faire des crédits pour un éventuel retour au jeu, a commenté M. Leroux, qui verra s’évaporer environ 6000 $ par jour à l’arrêt.

« Nous avions bien démarré la nouvelle saison. Elle roulait à plein régime dans nos deux arénas. Les mesures sanitaires étaient respectées et nous avions une bonne coopération de nos joueurs. C’est frustrant », a-t-il ajouté en entrevue avec Le Journal de Montréal, quelques minutes après l’annonce de la ministre déléguée 

Autre vague

À l’inscription, les joueurs sont assurés de jouer 25 matchs, a précisé le président de la ligue. Cette pause minimum de trois semaines pourrait mettre en péril la saison, qui doit s’échelonner jusqu’au printemps, selon la disponibilité des glaces. 

Leroux vit donc le jour de la marmotte. En mars dernier, il avait stoppé toutes les activités tout juste avant le début des séries éliminatoires. S’était ensuivi un véritable calvaire administratif. Enfoncé dans les crédits pour la saison suivante, il avait réussi à sortir sa tête de l’eau dans cette première vague de la COVID-19. 

Voilà que la deuxième vague le frappe de plein fouet. Il veut honorer la réputation de la ligue vieille de 10 ans en respectant ses engagements. 

Peu de jeu

Président de la Ligue provinciale de garage du Québec (LPGQ), Jonathan Coulombe ne s’est pas montré aussi catastrophé par la situation si un retour au jeu est effectué à la fin d’octobre. Sinon, le tableau sera plus compliqué à gérer. 

« On doit faire notre part. On peut vivre avec une suspension jusqu’au 28 octobre en prolongeant notre saison jusqu’en avril, mais ce ne doit pas être plus long », a expliqué le gestionnaire, qui a d’ailleurs suspendu les salaires des dirigeants de la ligue.

Cas positifs

Selon le son de cloche des 82 équipes de son circuit totalisant près de 1000 joueurs, peu d’entre eux quitteront le bateau de « l’unique » saison 2020-2021. 

Récemment, M. Coulombe a reçu la confirmation de trois joueurs déclarés positifs au coronavirus. La pratique du hockey ne serait toutefois pas en cause. 

« Nous avions placé un cadre sanitaire des plus stricts pour ne pas mêler nos joueurs selon le lieu des matchs. Mais les mesures à respecter devenaient de plus en plus compliquées. C’était difficile à gérer », a soutenu celui qui recevait des plaintes malgré tous les efforts déployés.

En mode solutions

À Québec, la Ligue de hockey pour adulte (LHPA) planchait sur des scénarios de reprise moins de deux heures après l’annonce. 

« On s’attendait à cette suspension, a signalé d’entrée de jeu le copropriétaire Simon Dion. On va proposer différents plans à nos 70 équipes. 

« Évidemment, le plan A est celui de décaler notre saison de trois semaines, a-t-il poursuivi. On ne devrait donc pas revivre les problèmes de mars avec tous les remboursements et l’énergie déployée. Ça nous avait coûté très cher. »

En effet, la LHPA avait procédé en mars, au remboursement individuel des matchs à jouer au calendrier. 

Comme la LPGQ, la LHPA a répertorié cinq cas positifs parmi ses 1200 joueurs en ce début de saison.