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Les femmes qui détestent les hommes

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Si quelqu’un refusait de lire des livres écrits par des Noirs, de regarder des films réalisés par des Juifs ou d’écouter de la musique composée par des gais, vous seriez choqués, non ?

En France, une féministe radicale vient pourtant de publier un livre dans lequel elle affirme qu’il faut « éliminer » les hommes et ne plus consommer de produits culturels qui ont été créés par eux.

Mais comment se fait-il qu’un certain combat féministe passe maintenant par une telle haine des hommes ?

IL FAUT ÉLIMINER LES HOMMES !

Dans son essai Le génie lesbien, la journaliste et politicienne Alice Coffin écrit : « Il ne suffit pas de nous entraider, il faut, à notre tour, les éliminer. Les éliminer de nos esprits, de nos images, de nos représentations. Je ne lis plus de livres des hommes, je ne regarde plus leurs films, je n’écoute plus leurs musiques. J’essaie du moins. [...] Les productions des hommes sont le prolongement d’un système de domination. Elles sont le système. L’art est une extension de l’imaginaire masculin. Ils ont déjà infesté mon esprit. Je me préserve en les évitant. » 

Imaginez une seconde si un homme écrivait la même chose à propos des femmes. Il se ferait lyncher sur la place publique et perdrait son boulot !

Mais si une femme lesbienne vomit sa haine des hommes, un éditeur en imprime des centaines d’exemplaires...

En entrevue, Alice Coffin a déjà déclaré : « Moi, en tant que femme, ne pas avoir un mari, ça m’expose plutôt à ne pas être violée, ne pas être tuée, ne pas être tabassée. Et cela évite que mes enfants le soient aussi ».

Il me semblait que ça n’était pas bien de faire des amalgames. Mais au sujet des hommes hétéros, ça passe sans problème ?

Heureusement qu’il s’est trouvé des voix pour rétorquer à Coffin, comme la réalisatrice et auteure Caroline Fourest, qui est elle aussi lesbienne : « Toutes les familles connaissent ce moment gênant, à la fin du dîner, où un tonton éructe des généralités douteuses. Cela arrive aussi chez les minoritaires, par rage ou désespoir. Le problème est d’en faire une politique sectaire et binaire ».

Même dans les groupes minoritaires, il y a des mononcles gênants et des matantes déplacées.

Dans son livre, Coffin écrit : « Je ne sais pas si je mourrai sans avoir blessé un homme ». Questionnée par le magazine L’Express, elle a expliqué que ça fait des siècles que les hommes tuent et violent les femmes, et que ce n’est pas normal qu’il y ait si peu de « réplique » de la part des femmes. « Pour l’instant, notre réponse n’a pas été armée ».

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LA HAINE JOYEUSE

Vous trouvez choquants les propos de Mme Coffin ? Toujours en France, Pauline Harmange vient de publier le livre Moi, les hommes, je les déteste.

Elle a déclaré au journal Libération : « Détester les hommes et tout ce qu’ils représentent est notre droit le plus strict. C’est aussi une fête. Qui aurait cru qu’il y aurait tant de joie dans la misandrie ? »

Son livre sera bientôt traduit en anglais sous le titre I hate men.

Moi, ce sont les propos haineux et le féminisme rageur que je déteste.