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Pandémie : Cloué au sol depuis six mois, un pilote de Jazz Air retourne à l’école

Pandémie : Cloué au sol depuis six mois, un pilote de Jazz Air retourne à l’école
Émélie Rivard-Boudreau / AGENCE QMI

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Cloué au sol chez lui à Val-d’Or depuis le début de la pandémie, un pilote de Jazz Air a décidé de retourner aux études. Pendant ce temps, sa conjointe, employée d’Air Canada et aussi en pause forcée, enseigne maintenant l’anglais. 

Jordan Drolet a effectué sa dernière liaison comme pilote, entre Montréal et Moncton, il y a six mois avant de se retrouver sans travail. «Il y a eu le choc initial en mars. On a eu l’été pour digérer le choc, ensuite, il m’est venu l’idée de retourner à l’école», raconte-t-il.

Déjà muni d’un diplôme d’études collégiales en sciences humaines, Jordan Drolet avait commencé des études en sciences de la nature le temps de dénicher en emploi en aviation. C’est donc ce projet qu’il poursuit le temps que son emploi reprenne auprès de Jazz Air LP, qui opère des vols régionaux pour Air Canada Express. «Je trouvais que l’école pouvait m’aider à garder l’esprit sain dans toute cette crise-là et de garder de bonnes habitudes d’apprentissage, essentielles dans mon métier», explique le jeune homme de 29 ans.

Le mode de vie sédentaire a poussé Jordan Drolet à fréquenter non seulement le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, mais aussi son ancienne école secondaire, la Polyvalente Le Carrefour, comme suppléant. «En ce moment, le système d’éducation manque de personnel, les listes de suppléants sont presque vides, donc je le vois comme un devoir de citoyen. Une petite chose que je peux faire pour aider», évoque le pilote en arrêt.

Des Maritimes à l’Abitibi

La vie a bien changé aussi pour Rebekah Briggins, la conjointe de Jordan Drolet. Celle qui travaillait au comptoir d’Air Canada à l’aéroport d’Halifax et qui voyageait régulièrement un peu partout dans le monde s’est retrouvée à 1756 km de chez elle avec un emploi complètement différent. Elle enseigne maintenant l’anglais à temps plein aux élèves de quatrième secondaire.

«L’an passé, à pareille date, je n’aurais jamais pensé enseigner, et à Val-d’Or», s’amuse la nouvelle enseignante de 30 ans. Dans ce moment de crise, il faut dire que son diplôme l’a grandement aidée. «J’avais fait un bac en éducation avant de travailler pour Air Canada, mais je n’avais jamais travaillé dans le domaine. C’était une bonne opportunité d’utiliser mes études et d’essayer l’enseignement, pour voir si c’est quelque chose qui m’intéresse.»

Pour le moment, aucun signe ne semble annoncer un retour imminent aux activités normales pour Jordan Drolet et Rebekah Briggins. Malgré leurs nouveaux projets, le couple espère néanmoins reprendre un jour son mode de vie «avant COVID-19». «J’aime vraiment enseigner, mais je m’ennuie beaucoup de mon travail avec Air Canada et du style de vie qu’il permet», confie Rebekah, qui se sent aussi loin de sa famille.

Passionné de l’aviation, Jordan Drolet n’a pas non plus l’intention de se réorienter définitivement. «Dans l’industrie du tourisme, il y a des moments où ça va bien, d’autres où ça va moins bien. Ça peut faire peur, mais ça reste ma passion. Je ne me vois pas faire autre chose.»

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