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Plus de chocs allergiques à l’Halloween et à Pâques

Plus de chocs allergiques à l’Halloween et à Pâques
Photo Jean-François Desgagnés

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Les crises déclenchées par des allergies aux arachides et aux noix chez les enfants explosent à l’Halloween et à Pâques, contrairement à Noël.

Le constat provient d’une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Hôpital de Montréal pour enfants du Centre universitaire de santé McGill (HME-CUSM) sur 1390 patients entre 2011 et 2020 dans quatre provinces canadiennes, dont le Québec.

«Ces informations permettraient de déterminer le meilleur moment pour lancer des campagnes de sensibilisation du public afin de prévenir les réactions allergiques», ont expliqué Melanie Leung, étudiante en médecine de 4e année à l’Université McGill et le Dr Moshe Ben-Shoshan, allergologue et immunologiste pédiatrique à l’HME-CUSM, par communiqué.

Les chercheurs ont comparé l’anaphylaxie durant l’Halloween, Pâques, Noël, Diwali (fête de l’Inde), le Nouvel An chinois et l’Aïd al-Adha (fête musulmane). Ils ont rapporté que les chocs anaphylactiques (choc subi lors de l’ingestion du produit allergène par la personne allergique) dus aux arachides augmentaient de 85% à l’Halloween et de 60% à Pâques par rapport à la moyenne quotidienne sur une année.

Pour les chocs anaphylactiques dus à l’ingestion de noix non identifiées, le taux d’augmentation s’établit à 70% pour les deux fêtes. «Cependant, les chercheurs n’ont pas constaté d’augmentation à Noël, au festival Diwali, au Nouvel An chinois ou pendant l’Aïd al-Adha», ont expliqué les chercheurs.

«La différence dans l’incidence de l’anaphylaxie entre les différentes fêtes peut être due au contexte social dans lequel chaque fête se déroule. À l’Halloween et à Pâques, les enfants reçoivent souvent des bonbons et autres friandises de personnes qui ne sont pas forcément au courant de leurs allergies», a ajouté Melanie Leung.

Selon les auteurs de l’étude, le fait que les friandises distribuées emballées individuellement à l’occasion de Pâques et de l’Halloween soient parfois exemptées des exigences d’étiquetage énumérant les ingrédients peut expliquer en partie ce problème.