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Deux mois de perdus

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Après le masque, la technologie. Le gouvernement Legault a finalement changé son fusil d’épaule sur l’application de traçage COVID.

Les raisons sont aussi simples qu’elles étaient prévisibles. 

Face à une flambée des cas, la Santé publique ne suffit plus à la demande pour réaliser les enquêtes rapidement.  

Puis, difficile pour le Québec de concurrencer a posteriori le travail déjà réalisé par le fédéral et ayant déjà obtenu le feu vert des commissaires à la vie privée.

Pourquoi donc avoir tant tardé ? Et à quel prix ?

Occasion manquée

Car il y a un prix à payer pour cette valse-hésitation.

Il était facile de rejeter l’application en août. Tout allait bien. Or c’était justement le temps d’agir.

Voilà donc que le gouvernement doit convaincre les Québécois de faire confiance à une technologie sur laquelle il a émis des doutes pendant des semaines, tout particulièrement quant à la protection de la vie privée.

Pas évident de bâtir un consensus social en pleine tempête. 

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Sept semaines ont été perdues. 

Maintenant, il faudra attendre. Espérer que les Québécois embarquent avant que l’application ne soit vraiment utile. Trop tard probablement pour la vague d’octobre.

Nationalisme mal placé

Encore une fois, le nationalisme a eu le dos large.

C’est pour essayer de trouver une alternative québécoise à l’application fédérale que Québec a tant tardé.

Pourquoi ? Pour faire la preuve que le Québec n’a pas besoin du reste du Canada ? Pour faire la preuve qu’on est les meilleurs ?

Que nos dirigeants aient eu des doutes sur l’usage d’une technologie est légitime. Qu’ils aient voulu explorer des alternatives au produit du fédéral l’est tout autant.

Le problème, c’est que le gouvernement Legault ait attendu à la 25e heure pour se pencher sur la question. 

C’est ainsi qu’il laisse encore une fois l’impression d’être en retard sur la parade.