/entertainment/movies
Navigation

Difficile week-end dans les cinémas

Les mesures gouvernementales portent à confusion

Charles Aznavour dans Le regard de Charles
Photo courtoisie Le documentaire Aznavour, le regard de Charles a été l’un des films qui ont le mieux fonctionné dans les salles de cinéma du Québec le week-end dernier.

Coup d'oeil sur cet article

Même s’ils peuvent encore accueillir les cinéphiles dans leurs complexes, les propriétaires de cinémas situés en zones jaunes et orange subissent les contrecoups de la fermeture temporaire des salles de Montréal et de Québec.

« On s’aperçoit que le message du gouvernement passe mal », déplore Tom Fermanian, propriétaire du Cinéma Pine, à Sainte-Adèle, dans les Laurentides.

« La fin de semaine dernière, on a reçu une tonne d’appels de clients qui voulaient savoir si on était ouverts. Il y a une certaine confusion sur les endroits où les cinémas sont ouverts et ceux où ils ne le sont pas. Compte tenu des circonstances, ç’a été un week-end tranquille pour nous aux guichets. Mais on va le prendre quand même ! »

Les chiffres dévoilés mardi par l’agence Cinéac prouvent que la fermeture des cinémas situés dans les zones rouges comme Montréal et Québec a fait mal à l’ensemble du box-office québécois. 

De vendredi à dimanche, les cinémas encore ouverts ont récolté des recettes de 71 428 $ sur un total de 228 écrans. Avec trois fois plus d’écrans (731) en fonction la fin de semaine précédente, les cinémas de la province avaient amassé 291 340 $. 

Manque de films

S’ils se réjouissent de pouvoir continuer à exploiter leurs salles, les propriétaires des cinémas situés en dehors des zones rouges s’inquiètent de devoir faire face à une pénurie de nouveaux films au cours des prochaines semaines. 

« Pour passer à travers les prochains mois, on va avoir besoin de nouveautés », indique le distributeur Antoine Zeind (AZ Films), qui a récemment fait l’acquisition du Cinéma 7 de Valleyfield.  

« Or, on le voit depuis quelques semaines, Hollywood ne cesse de repousser ses gros films de l’automne. Le seul qui figure encore au calendrier, c’est Wonder Woman 1984 [25 décembre]. »

Le problème, c’est qu’il n’y a pas que les films hollywoodiens qui écopent à cause de la deuxième vague de COVID-19. La semaine dernière, plusieurs distributeurs québécois ont préféré repousser la plupart de leurs sorties d’octobre pour pouvoir mieux relancer leurs films lorsque les salles de Montréal et de la Capitale-Nationale rouvriront.