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La COVID-19 traquée à la façon de l’Ebola

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Les chercheurs de l’Université South Florida (USF) ont annoncé lundi avoir lancé une étude pour comprendre la propagation du SARS-CoV-2, l’agent pathogène à l’origine de la COVID-19, en utilisant la même méthode que pour traquer l’Ebola.

La USF veut déterminer les raisons qui ont provoqué la propagation rapide du SARS-CoV-2 en Asie avant qu’elle ne s’essouffle presque complètement.

L’université compte dans son équipe Andrew Kramer, professeur de biologie intégrative reconnu internationalement pour ses travaux sur l’épidémie d’Ebola. Elle veut utiliser cette expertise pour déterminer comment le virus, originaire de Wuhan, en Chine, est devenu une pandémie mondiale.

Comme pour l’Ebola, le professeur Kramer se concentre à identifier les lieux et le moment où des cas de coronavirus ont été rapportés, plutôt que d’analyser la variation du nombre de cas par zones.

Selon lui, il s’agit d’un meilleur indicateur pour déterminer si les cas dans une zone découlent de ceux dans une grande ville éloignée ou d’une région à proximité.

Interférences

Le chercheur se concentrera sur les premières semaines de l’épidémie en Asie, alors que la propagation du virus n’avait pas encore été influencée par d’autres zones géographiques.

« Le nombre de cas peut être un signal parasité. Quand un agent pathogène émerge, le nombre de cas signalés peut ne pas en dire long sur les autres endroits les plus à risque. C’est particulièrement vrai au début d’une épidémie, lorsqu’une action rapide peut être la plus efficace », a expliqué le professeur Kramer.

Le scientifique étudie la prévisibilité de la façon que la COVID-19 s’est propagée en Chine et à travers l’Asie du Sud-Est. À partir des données sur les restrictions de voyage et les quarantaines, il cherche à déterminer les facteurs qui ont influencé la transmission de la maladie.

Les États-Unis à la traîne

La Chine a enregistré 90 000 cas de COVID-19 et 4700 décès selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le confinement de certaines villes a débuté en janvier. Depuis, il y a en moyenne moins de 30 nouveaux cas par jour dans le pays. Certaines grandes régions ne signalent aucun cas.

En comparaison, les États-Unis, avec une population plus de quatre fois inférieure à celle de la Chine, ont signalé 7 millions de cas et 205 000 décès. Le pays, qui ne s’est pas confiné comme la Chine, continue de déclarer des dizaines de milliers de cas chaque jour.

Avec ces informations, la USF veut contribuer à bâtir un cadre pour prédire où les épidémies secondaires peuvent surgir et quelles interventions peuvent changer leur trajectoire. 

Le professeur Kramer collabore aussi actuellement avec l’Université de Georgie pour aider la République démocratique du Congo à lutter contre l’Ebola, dont il s’agit d’une 11e flambée depuis que la maladie y a été détectée en 1976. Il guide le pays pour déterminer les endroits où les personnes doivent être dépistées et où des centres de traitement pourraient être nécessaires.

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