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Le sport a besoin d’un coup de main

Alain Deschamps lance un cri du cœur

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Photo Agence QMI, Joël Lemay Le ministre Jean-François Roberge lors de l’annonce, lundi.

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Même s’il tente de regarder le verre à moitié plein et non à moitié vide, Alain Deschamps souhaite obtenir un signal fort du gouvernement québécois afin de renflouer le moral de ses troupes.

« Nous sommes dans une phase de découragement, a reconnu le directeur général de Sports Québec à peine 24 heures après l’annonce de l’arrêt du sport dans les zones rouges. Le monde du sport a beau être résilient, mais il a besoin d’aide.

« Dans nos discussions avec le gouvernement, il n’a jamais été question de prêts, de poursuivre Deschamps. On parle de subventions et d’aide psychologique pour nos gens en détresse. Il y a déjà des séquelles. On veut s’assurer que des sommes seront disponibles si la deuxième vague perdure. On a besoin d’une aide à moyen et long terme. On aimerait aussi que la Santé publique identifie le sport comme un service essentiel qui est nécessaire et bénéfique pour les jeunes et les moins jeunes.»

Cette aide pourrait tomber dans les prochaines heures. Le Conseil des ministres du gouvernement Legault se rencontre, mercredi.

« Nous avons des antennes qui prévoient que nous aurons une réponse positive d’ici la fin de la semaine, a confirmé le DG de Sports Québec. On parle d’une aide de plusieurs millions $. On vivote depuis le mois de mars et cette annonce va donner du gaz à notre monde. Le fonds d’urgence va apporter un certain baume, mais nous avons aussi hâte de retrouver nos membres et nos activités. On a besoin d’une bonne nouvelle pour terminer la semaine. Il s’agirait d’un pas dans la bonne direction. »

Situation difficile

Si Sports Québec s’en tire bien, la situation est différente chez les différentes fédérations qui comptent 900 000 membres.

« Nous avions un fonds de guerre qui nous a permis de garder nos employés et notre conseil d’administration nous a permis de toucher à certains placements, a-t-il expliqué. Parce que nos revenus ne reposent pas sur le membership, on s’en sort bien, mais ça prend plus pour aider les membres. Les fédérations sont des organismes à but non lucratif (OBNL) et elles peinent à retenir leurs talents et leurs employés. Hockey Québec est une grosse fédération, mais ses dirigeants parlaient d’une baisse de 40 % dans les inscriptions la semaine dernière. Pour le moment, on fait une corvée collective entre les différents partenaires. C’est décourageant l’arrêt en zone rouge, mais on va rebondir. »