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«Nous sommes dans la bonne zone» – Camille Estephan

Le gala d’EOTTM de Shawinigan aura lieu comme prévu ce samedi

Conférence de Presse EOTTM
Photo d’archives Le promoteur d’EOTTM Camille Estephan, lors d’une conférence de presse, en mars dernier.

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Le promoteur Camille Estephan est à quelques jours de réussir un véritable tour de force. Samedi, à Shawinigan, il sera en mesure de présenter le premier gala de boxe depuis le début de la pandémie de la COVID-19. 

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La carte comprendra trois combats, dont un duel entre David Lemieux et Francy Ntetu en finale. Estephan et tous les intervenants de la soirée se plieront à un protocole très exigeant. Sans compter que le gala sera présenté à huis clos.

Même si le ministre de la Santé, Christian Dubé, a laissé sous-entendre mardi que certaines régions, dont celle de la Mauricie, pourraient passer au rouge dans les prochains jours, ça n’affectera pas la présentation de l’événement d’Eye of the Tiger Management (EOTTM). 

« On n’a pas eu de discussions avec la Santé publique à ce sujet, a mentionné Camille Estephan lors d’une vidéoconférence mardi après-midi. On est bien conscients que les chiffres montent partout au Québec. 

« Pour le moment, nous sommes dans la bonne zone. Je ne suis pas inquiet, surtout en raison du protocole que nous avons mis en place. 

« En raison de leur confinement de 14 jours avant le gala, il est assuré que les boxeurs et leurs entraîneurs ne seront pas contagieux. »

Un protocole strict

Le protocole, qui a été négocié avec les autorités de la Régie et de la Santé publique, est possiblement le plus sévère sur la planète. 

Les boxeurs et leurs entraîneurs doivent se plier à un confinement de 14 jours avant le combat. 

Ils vont arriver à l’hôtel mercredi, où ils seront confinés jusqu’au combat. Ils ne pourront pas sortir sauf pour aller au gymnase de l’hôtel ou pour aller à leur combat. Ils mangeront dans leur chambre.

Pour les tests, ils en subiront un dès leur arrivée à Shawinigan et un autre après la pesée. 

Estephan n’a pas l’obligation d’en faire passer, mais il a tenu à faire preuve de transparence auprès du grand public. C’est lui qui paie les coûts des tests. 

Après le gala, tout ce beau monde devra faire un autre confinement de dix jours. 

« Les conditions demandées sont très difficiles, mais on n’a pas le choix, a ajouté Estephan. Les boxeurs et leurs entraîneurs ont des familles. Ce n’est pas évident. On a fait ce qu’il fallait. »

Le promoteur d’EOTTM a tendance à suivre ses boxeurs durant leurs déplacements durant la semaine d’un combat. Pas cette fois. 

« Je ne peux pas être en contact avec eux, a-t-il ajouté. Je serai là comme un spectateur. »

Aux États-Unis ?

Avec le nombre de cas qui continue d’augmenter au quotidien, Estephan mijote déjà des solutions de rechange à l’extérieur du Québec et même du Canada pour continuer d’organiser des galas pour ses boxeurs et les amateurs. 

Est-ce que de présenter un gala aux États-Unis pourrait être une possibilité ?

« C’est une situation qu’on regarde de très près, a souligné l’homme d’affaires. Par contre, ce n’est pas idéal parce qu’il y a un confinement de 14 jours au retour.  

« Ce qui est compliqué, c’est le transport des équipes et du matériel de production pour Punching Grace. On préfère rester au Québec et garder notre business au Québec. »

Et les réserves amérindiennes au Québec ? Ce n’est pas possible parce qu’il n’y a pas de commission athlétique reconnue sur l’une de celles qui sont établies sur le territoire québécois.