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Projets en développement: Karine Vanasse garde espoir

Projets en développement: Karine Vanasse garde espoir
PHOTO COURTOISIE, Malina Corpadean

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Diffuseurs craintifs de lancer des projets, productions plus coûteuses en raison des mesures sanitaires obligatoires, acteurs dans l’attente : le monde de la télévision, ici comme ailleurs, est beaucoup ralenti par la pandémie. Karine Vanasse peut en témoigner.

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En entrevue avec le «Journal de Montréal» en avril dernier, au début du confinement, Karine Vanasse disait vivre d’incertitude, alors que venait de s’interrompre la période des auditions à l’étranger.

Son contrat la liant à «Cardinal» étant alors terminé, puisque la série avait pris fin à ce moment, elle s’apprêtait à aller tenter sa chance pour participer à de nouvelles productions aux États-Unis. Elle avait d’ailleurs mis un peu la table l’automne précédent, en allant jouer dans une série de CBS, «God Friended Me».

«Projet de rêve»

Six mois plus tard, et alors que le Québec se remet sur pause en zone rouge, bien qu’elle cumule les projets à gauche et à droite, la comédienne vit néanmoins encore l’attente. Entre autres, la perspective d’un tournage qui la faisait grandement saliver au Canada anglais est présentement sur la glace. Karine Vanasse saura au cours des prochaines semaines si l’affaire se concrétisera ou pas. Or, il s’agit là pour elle d’un «projet de rêve», qu’elle ne peut nommer, mais qu’elle espère vivement voir aboutir, soutient-elle avec émotion.

«C’est un projet auquel je tiens vraiment beaucoup, avance Karine, de l’emphase dans la voix. Honnêtement, c’était un projet de rêve! Je croise mes doigts, mes orteils, tout!»

«Mais si ce n’est pas ça, ça sera autre chose et ça va être correct. Parfois, la vie prend un autre tournant. C’est sûr que la COVID change le portrait, mais comme tout le monde, je vais me réajuster, et dans cinq ans, je me dirai que ce qui s’est présenté après était aussi bien. Il faut être flexible et avoir la foi», nuance l’actrice, qui a vu d’autres engagements annulés en raison du coronavirus.

En tant que productrice, Karine Vanasse travaille depuis trois ans sur un scénario de long métrage qu’elle s’apprête à soumettre aux institutions pour obtenir du financement. Un film dans lequel elle ne jouera pas, signale-t-elle.

«La Tour»

Beaucoup d’autres rayons de soleil transpercent quand même le ciel de Karine Vanasse. Elle vient de prêter sa voix à l’adaptation québécoise du livre audio «Captive» (de Margaret Atwood), et au film d’animation québécois «Félix et le trésor de Morgäa».

Projets en développement: Karine Vanasse garde espoir
PHOTO COURTOISIE, Audible.ca

Vanasse est aussi le visage officiel de la gamme Bloom, de la compagnie de smoothies Evive. L’artiste a de surcroît fondé, avec une partenaire, une plateforme de discussion virtuelle, Cercle de femmes, pour permettre aux femmes de ventiler leur anxiété dans ce contexte particulier. De plus, Karine sera aussi bientôt collaboratrice au «talk-show» quotidien de Patrick Huard, «La Tour», à TVA.

Projets en développement: Karine Vanasse garde espoir
PHOTO COURTOISIE, Evive

«J’ai une envie de communiquer avec les gens ces temps-ci. Patrick veut divertir, mais il a aussi la volonté d’offrir une tribune où les choses se disent, où les opinions différentes s’entrechoquent. Le débat d’idées est important en ce moment, et même si le format de l’émission est assez court, on a la chance de voir ça à "La Tour". Je suis fière que Patrick ait osé faire ça», dépeint Karine.

Et les garderies?

Mère d’un petit Clarence de deux ans et demi, Karine Vanasse vient par ailleurs de quitter Montréal pour s’installer dans une nouvelle demeure, avec un terrain. Son cœur de maman s’inquiète un peu des conséquences de la pandémie et, par ricochet, du confinement chez les bambins de l’âge de son fiston.

«À cet âge-là, oui, les parents, c’est important, mais ils doivent voir d’autres visages, côtoyer des enfants de leur âge. J’espère que les garderies vont rester ouvertes. Oui, pour permettre aux parents de travailler – le télétravail n’est pas très réaliste avec un enfant à côté –, mais surtout pour que les enfants continuent d’apprendre le partage, et comment réagir quand un autre enfant leur enlève leur jouet. C’est ça, vivre en société! Comme parent, on veut offrir le meilleur soutien et tout l’amour nécessaire à nos enfants, mais il faut surtout les préparer à être prêts à vivre en société. Mais ç’a été de beaux moments passés avec lui», confie Karine.

«La Tour», du lundi au jeudi, à 19 h 30, à TVA.