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Max Domi ferme un chapitre

«La situation en séries était difficile, il n’y avait pas beaucoup de communication»

Bilan Canadiens
Photo Pierre-Paul Poulin Max Domi photographié lors d’une mêlée de presse dans le vestiaire du Canadien la saison dernière.

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Max Domi a offert le discours classique d’un joueur échangé. Il a salué ses coéquipiers, Jonathan Drouin, Brendan Gallagher, Paul Byron et Tomas Tatar, et il a décrit Carey Price et Shea Weber comme deux des meilleurs joueurs de la LNH à leur position respective.  

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Domi a également dit que c’était un honneur de porter l’uniforme du Canadien de Montréal et que c’était magique de patiner sur la glace du Centre Bell. Il a aussi remercié les membres du personnel du CH. Bref, c’étaient les gentils mots pour dire au revoir.  

L’ancien numéro 13 a toutefois écorché un brin Claude Julien et Marc Bergevin. Il avait probablement encore sur le cœur son utilisation au sein du centre du quatrième trio pour la majorité des dix matchs en séries. 

« Une transaction, ça fait partie de la réalité du hockey, a dit Domi lors d’une visioconférence. Le coach prend des décisions, c’est tout. Il (Julien) faisait de son mieux pour aider l’équipe à gagner. Mais les séries étaient difficiles, il y avait peu de communication. Je ne savais pas trop où je figurais au sein de l’équipe et ce que je devais faire pour aider l’équipe. Je n’ai pas reçu de directives de la part de personne. C’est malheureux. Je souhaite toutefois la meilleure des chances au Canadien. »

« J’ai parlé à Josh Anderson depuis la transaction, il est l’un de mes meilleurs amis, a-t-il poursuivi. J’ai aussi parlé à Jarmo (Kekalainen) et Torts (John Tortorella). Je sais qu’ils sont heureux de mon arrivée. Josh m’a également dit que j’étais pour obtenir l’heure juste avec Torts. C’est le type d’entraîneur qui te dit toujours la vérité, tu sais à quoi t’attendre comme joueur. Josh l’a aimé comme coach, il n’a jamais joué de jeu mental avec lui. »

Rester au centre

Au sujet de la communication, Domi a également dit qu’il n’a pas eu la chance de s’asseoir avec Bergevin en fin de saison pour discuter des plans de l’équipe. Le représentant du Journal lui a demandé s’il pouvait se douter qu’il partirait de Montréal s’il n’acceptait pas de jouer à l’aile la saison prochaine. 

« Je n’ai même pas eu une rencontre de fin de saison. Probablement à ma première année à Montréal, mais pas cette année. Je ferme maintenant un chapitre. Comme je l’ai dit, j’étais chanceux de jouer à Montréal pendant deux ans. Je suis maintenant un membre des Blue Jackets, ils ont une très bonne équipe. Je suis excité. Nous aurons une chance de gagner la coupe Stanley à Columbus. »

Domi est resté assez muet pour décrire sa relation avec Julien à ses derniers jours à Montréal. 

« Je n’embarquerai pas là-dedans, pour être honnête, a-t-il répliqué. J’ai fermé un chapitre. »

Anderson : un marqueur

À Columbus, Domi restera au centre. L’Ontarien jouera fort probablement le rôle de deuxième centre, tout juste après Pierre-Luc Dubois. 

« J’espère produire à un bon rythme avec les Jackets, a-t-il répliqué. Je peux vous promettre que je serai prêt pour ce camp. Je serai affamé. »

Domi se retrouvait sur un terrain de golf quand il a appris son départ pour Columbus. Âgé de 25 ans, l’ancien choix de premier tour des Coyotes en 2013 expérimentait une transaction pour la deuxième fois de sa carrière. Au mois de juin 2018, Bergevin avait échangé Alex Galchenyuk en Arizona pour l’attirer à Montréal. Un peu plus de deux ans plus tard, il s’est retrouvé impliqué dans un autre échange, mais cette fois contre l’un de ses meilleurs amis. 

« C’est encore plus étrange puisque Josh est un grand ami, un ancien coéquipier avec les Knights de London, a précisé Domi. Les équipes font ce qu’elles peuvent pour s’améliorer. Je crois que cette transaction sera bonne pour nous deux. Josh aimera Montréal. Il carburera à la pression d’une grosse ville de hockey. Il est un ailier robuste, il patine très bien et il peut marquer 30 buts dans la LNH. Il est un joueur spécial. »