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Canadien: toujours la même rengaine

Le Canadien boude une fois de plus la LHJMQ

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Photo d'archives, Agence QMI Le Canadien a levé le nez sur Hendrix Lapierre, dont le grand talent est indéniable. Six rangs plus tard, les Capitals réclamaient l’espoir des Saguenéens de Chicoutimi.

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Zéro. Pour la troisième fois en cinq ans, le Canadien a terminé son repêchage avec aucun choix en provenance de la LHJMQ. Depuis 2016, Trevor Timmins a réclamé seulement deux joueurs du Québec : Raphaël Harvey-Pinard au septième tour en 2019 et Samuel Houde au cinquième tour en 2017.

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Le CH avait pourtant plusieurs cartes dans son jeu avant cette deuxième journée du repêchage. Marc Bergevin disposait de neuf choix pour les tours 2 à 7, dont trois sélections au deuxième tour. Mais le DG du Tricolore a échangé des choix pour gonfler sa banque de choix en 2021. 

Timmins a donc pris le micro à sept reprises mercredi pour terminer son repêchage de 2020 avec huit sélections, en comptant la sélection de Kaiden Guhle au premier tour.  

  • Écoutez la chronique sports et société de Jean-François Baril sur QUB radio:  

Il y a une thématique qui ressort des huit prises du Tricolore. Le CH a fait confiance à plusieurs joueurs originaires des États-Unis, mais s’est tenu loin de la LHJMQ. On pourrait même dire que Timmins n’a pas trop touché aux espoirs de la Ligue canadienne en général. Il y a eu Guhle des Raiders de Prince Albert avec le choix de premier tour et Jan Mysak, un Tchèque qui portait les couleurs des Bulldogs de Hamilton. 

Guhle et Mysak auront maintenant deux ans pour décrocher un contrat avec le Canadien. Pour les produits des États-Unis ou de l’Europe, le Canadien disposera d’une plus grande fenêtre de temps pour les évaluer.

  • Écoutez le chroniqueur Jean-Charles Lajoie avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

« C’est un aspect important, a noté Timmins. Quand tu repêches un joueur d’une école secondaire aux États-Unis ou de la USHL, ils joueront souvent dans la NCAA par la suite. Nous aurons quatre autres années pour les regarder. Ça nous donne plus de temps. »

Moins de temps

Pour le repêchage de 2019, le CH a repêché dix espoirs. Du nombre, il y en avait seulement trois issus de la LCH en Gianni Fairbrother (OHL), Jacob Leguerrier (OHL) et Harvey-Pinard (LHJMQ). En 2018, c’était seulement quatre des onze choix du Canadien qui avaient joué leur hockey junior dans la Ligue canadienne. 

Bergevin et plusieurs autres DG de la LNH ont déjà parlé de ce règlement, disant que les espoirs canadiens se retrouvaient désavantagés avec une période de seulement deux ans pour obtenir un contrat. 

Suivre la liste

À sa sortie d’une deuxième journée interminable pour le repêchage, Timmins a répondu à des questions sur l’absence de choix de la LHJMQ. 

« Il n’y a pas une raison précise, a-t-il répliqué. Nous suivons notre liste quand nous faisons nos choix. C’est de cette façon que les joueurs sont tombés. Nous travaillons en équipe avec Marc [Bergevin]. Mais nous gardons toujours notre liste. »

Quand un collègue lui a demandé si le CH envoyait un drôle de message à la LHJMQ en boudant souvent les équipes de sa propre cour, Timmins s’est un peu braqué. 

« Nous ne voulons pas envoyer de messages. Nous suivons nos listes, nous regardons aussi pour préparer nos repêchages des prochaines années. C’est pour cette raison que nous avons échangé des choix. Et il ne faut pas oublier la limite des 50 contrats par équipe. 

« Mais oui, il y avait plusieurs joueurs du Québec sur notre liste. »

Au premier tour, le CH a fait un choix logique avec le défenseur Kaiden Guhle. Plusieurs recruteurs prédisaient qu’il était pour sortir entre les 12e et 15e rangs. Il a finalement glissé au 16e rang à Montréal. 

Timmins a donc préféré Guhle à deux attaquants des Saguenéens de Chicoutimi, Dawson Mercer et Hendrix Lapierre, qui ont entendu leur nom au 18e rang avec les Devils et au 22e rang avec les Capitals. On donnera le bénéfice du doute aux recruteurs du Tricolore pour ce choix. 

Mais avec un peu de volonté, le Canadien disposait d’assez de cartes pour piger au moins une fois dans la cour de la LHJMQ durant les tours 2 à 7. Timmins et ses hommes de hockey ont choisi une route différente. Encore une fois.