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Alerte COVID: le commissaire à la vie privée réaffirme son appui

Application COVID-19
Photo Pool, PC, Ryan Remiorz

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L’application Alerte COVID est l’exemple de la façon dont des pratiques respectueuses de la vie privée peuvent être intégrées dès la conception, a fait savoir jeudi le commissaire fédéral à la protection de la vie privée Daniel Therrien. 

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Face aux craintes concernant la vie privée exprimées par certains concernant cet outil, il a ainsi réitéré son avis favorable à l’utilisation de cette application qui informe les usagers qui ont été en contact avec quelqu'un qui a reçu un diagnostic positif de COVID-19. L’identité des personnes atteintes n’y est jamais révélée.

À la fin juillet, au moment du lancement de l’application en Ontario, le commissaire avait publiquement soutenu l’utilisation de cette application après un examen, notamment avec le Commissariat à l’information et à la protection de la vie privée de l’Ontario (CIPVP).

Au Québec, le recours à une telle utilisation suscite des réticences, notamment au sein de la classe politique. Cette semaine encore, alors que le gouvernement adoptait Alerte COVID, le Parti québécois et Québec solidaire ont refusé d’encourager son téléchargement invoquant méfiance et scepticisme.

Lundi, le premier ministre François Legault a lancé un appel à la population pour le téléchargement de l’application fédérale de notification d’exposition à la COVID-19.

Attention à la télémédecine

Dans son rapport annuel, le commissaire Daniel Therrien a soutenu qu’il n’y a pas nécessairement de contradiction entre la protection de la vie privée et des objectifs de la santé publique et de reprise économique. «On peut les réaliser simultanément», a-t-il mentionné.

M. Therrien a toutefois précisé que les lois fédérales actuelles «ne sont tout simplement pas à la hauteur» pour la protection des droits dans un environnement numérique.

«Nous avons besoin de lois qui permettent aux Canadiens de profiter des avantages de la technologie, dans l'intérêt public, tout en préservant leur droit à la vie privée, a-t-il poursuivi par communiqué. Le moment est venu de montrer aux Canadiens qu'ils peuvent avoir les deux à la fois.»

Parmi les dangers, le commissaire a donné l’exemple de la plateforme virtuelle utilisée en télémédecine qui fait intervenir une entreprise commerciale. «Il y a un risque de violation du secret professionnel entre le médecin et le patient», a-t-il souligné.

Il s’est aussi inquiété que «des plateformes d'apprentissage en ligne puissent recueillir des renseignements sensibles sur les difficultés d'apprentissage des élèves ou leur comportement».

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.