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Dépistage: payer pour avoir les résultats plus vite

Des centres de services scolaires se tournent vers le privé pour obtenir le bilan des tests de COVID-19 des profs

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Les longs délais dans la transmission des résultats de dépistage de la COVID-19 poussent des centres de services scolaires à payer des firmes privées afin d’obtenir l’information plus rapidement pour leurs enseignants.

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Pour éviter autant que possible les bris de services aux élèves, le Centre de services scolaire des Découvreurs, à Québec, a pris les grands moyens.

Il a recours à l’expertise d’une entreprise spécialisée en médecine du travail qui surveille les résultats de dépistage des employés qui le veulent.  

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Le Centre de services scolaire peut donc obtenir le résultat d’un test de la COVID-19 dès qu’il est traité en laboratoire et inscrit au Dossier santé d’un patient.

Cette méthode ne permet pas d’éviter les délais liés à l’analyse des écouvillons de prélèvement nasal. Mais cette vigie du dossier des enseignants permet de réduire le temps d’attente relié à la divulgation du résultat. 

Rappelons que certains citoyens ont dû patienter près de 10 jours avant de savoir s’ils étaient infectés ou non par le virus.

L’attente est évidemment plus longue dans les régions durement frappées par la seconde vague de l’épidémie, où les équipes de la Santé publique sont débordées et informent en priorité les patients dont le test s’avère positif.

«Ça permet, au lieu d’attendre le téléphone de la Santé publique, que dès qu’il est sorti sur la base de données du [Dossier] santé Québec, on a le résultat. Ça permet par exemple pour un professeur qui est en attente d’avoir le résultat de retourner en classe plus rapidement», fait valoir le porte-parole Marc Lalancette.

En pleine pandémie, les écoles ont besoin de tout leur personnel, plaide-t-il. «Si on gagne une journée, pour le milieu de l’éducation, c’est beaucoup.»

Les employés libres

M. Lalancette précise que les employés sont libres d’accepter ou non. «S’ils acceptent, ils remplissent un formulaire qui permet à la firme d’avoir accès uniquement au test COVID-19 dans le Dossier santé», insiste le conseiller en communication.

Depuis le 22 septembre, le Centre de services scolaire des Découvreurs a requis l’expertise de l’entreprise Lizotte Médico-Experts pour «135 validations» de résultats de dépistage. 

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M. Lalancette n’était pas en mesure de préciser le coût de la surveillance des dossiers, puisque l’organisation a une entente annuelle avec la firme pour différents services médicaux.

Travailleurs essentiels

La présidente de l’entreprise, Louise-Danielle Duquette, a confié que plusieurs centres de services scolaires ont recours à leur service de vigie.

Elle a tenu à souligner que cette expertise n’est toutefois offerte qu’aux organisations ou entreprises qui emploient des travailleurs essentiels.

«Si on peut aider quatre ou cinq enseignants à retourner au travail plus vite, ça peut peut-être faire en sorte qu’une classe continue à opérer», signale Mme Duquette.

Elle ajoute que le travail de surveillance exécuté par Lizotte Médico-Experts est complémentaire à celui de la Santé publique, qui priorise les cas positifs.

«Je crois que la Santé publique met ses énergies où elle doit les mettre», dit-elle.