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Guy Lafleur lutte contre un autre cancer

prix Guy-Lafleur
Photo d’archives, Chantal Poirier Les années 2019 et 2020 ont été très difficiles pour Guy Lafleur.

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La mauvaise nouvelle, c’est que Guy Lafleur devra entreprendre une autre bataille contre le cancer. Les premiers traitements de chimiothérapie devraient commencer à la fin d’octobre.

La bonne nouvelle, c’est que le cancer a été détecté très rapidement sur le poumon sain de Lafleur. En fait, il est minuscule et les premiers examens confirment que l’on n’a pas trouvé de métastases dans d’autres organes du grand « Flower ».

Lafleur a confié à des amis que les spécialistes du CHUM, dont il est porte-parole de la fondation, l’ont prévenu vers le 24 septembre qu’on avait dépisté ce cancer. 

On sait que Lafleur a déjà subi l’ablation d’un lobe d’un poumon. C’est l’autre poumon qui est malade et pour l’instant, on penche vers des traitements de chimio et de radio pour venir à bout de la bête.

Nuit angoissante

Lafleur a confié que la nouvelle l’avait totalement assommé et bouleversé. Il a passé une nuit réveillé, l’angoisse l’empêchant de s’endormir.

Puis, avec son courage légendaire, il a décidé d’engager le combat. En fait, son moral est tellement bon malgré la fatigue et l’inquiétude qu’hier, il a enregistré les doublages de sa voix sur les messages publicitaires qu’il a tournés pour la fondation du CHUM. Il a raconté à des proches que la nouvelle d’un nouveau cancer (ou la récidive du premier) ne diminue en rien l’attachement qu’il a envers la fondation.

Mais la nouvelle demeure un coup de massue pour le grand joueur du Canadien. Il a expliqué qu’il avait déjà transmis toutes les informations à Transports Canada pour obtenir sa licence de pilote d’hélicoptère, son autre passion dans la vie.

« Mais j’ai peur que ce deuxième cancer ne retarde l’obtention du permis », a-t-il indiqué à un proche. 

Les années 2019 et 2020 ont été très difficiles pour Guy Lafleur. Cette récidive le frappe alors qu’il se remettait très bien de ses deux premières opérations au cœur et au poumon.

« Même que le confinement à cause de la COVID-19 m’a fait prendre 20 livres », a-t-il dit en souriant à des proches qui s’informaient de son état. 

Ceux qui ont eu la chance de lui parler au cours des derniers jours ont été frappés par sa rage de vivre. Il soutient qu’il a encore plein de projets à réaliser et qu’il va tout faire pour profiter des années à venir.

Martin rencontre France-Margaret

Pendant que Guy Lafleur se préparait à enregistrer ses « voice over » dans l’après-midi, son fils Martin rencontrait en avant-midi France-Margaret Bélanger, la vice-présidente exécutive du Groupe CH, dans les bureaux du Canadien.  

Martin Lafleur y était pour négocier la prolongation de l’entente comme ambassadeur entre Guy Lafleur et le Canadien.

Ces négociations traînent depuis un moment déjà. Quand j’ai révélé les problèmes que rencontrait la fondation du CHUM dans l’histoire du chandail de Lafleur, le Canadien a réagi et a contacté la légende pour lui demander de calmer la tempête. Lafleur l’a fait avec élégance, question de ne pas durcir les positions pendant les négociations.

Mais les proches de la famille Lafleur s’inquiètent du manque d’expérience de Martin Lafleur devant une avocate aussi expérimentée et coriace que France-Margaret Bélanger. Mettons que d’un côté de la table, c’est les ligues majeures...

Cependant, une source au courant des négociations entre Mme Bélanger et Martin Lafleur a rassuré ceux qui se posaient des questions.

« France-Margaret Bélanger et Geoff Molson savent très bien qui est Guy Lafleur », a déclaré cette source.

On l’espère. Deux cancers, c’est déjà assez sans avoir à se battre pour un contrat honorable. 

Et comme le soulignait un ami du grand ailier droit, c’est huit millions de Québécois et sans doute 25 millions de Canadiens qui aiment Guy Lafleur.

« Oui, et moi aussi je les aime », a-t-il simplement répondu.Plus rien à dire à part que 2021 devrait être pas mal plus rose...