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Le gouverneur de la Banque du Canada évoque une relance longue et lente

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La reprise économique prendra beaucoup de temps malgré la résilience du système financier canadien et il faudra surveiller de près l’endettement des ménages, des entreprises et des gouvernements affectés par la pandémie de COVID-19.

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C’est ce qu’a soutenu jeudi le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, qui prononçait un discours virtuel dans le cadre du 10e anniversaire de l’Institut du risque mondial (IRM).

«La pandémie de COVID-19 n’a que trop clairement montré combien notre capacité à bien gérer les risques avait d’incidence sur notre bien-être», a-t-il dit.

«Les deux récessions historiques enregistrées en un peu plus de 10 ans ont souligné à quel point la gestion des risques au sein du système financier canadien pouvait avoir un impact important sur les moyens d’existence de nos concitoyens», a-t-il poursuivi.

La Banque du Canada entend ainsi poursuivre dans la même veine que les derniers mois, elle qui a notamment abaissé le taux directeur jusqu’à sa valeur plancher et acheté une grande quantité d’obligations du gouvernement fédéral.

«Combinée aux mesures prises par le gouvernement et la Banque du Canada, la résilience du système financier aide les Canadiens à traverser la crise de la COVID 19. La remontée sera toutefois longue et lente avant que tout le monde retrouve un emploi. De fait, une reprise complète après la crise prendra du temps, et de nombreux risques demeurent», a dit M. Macklem.

Selon lui, il faut surveiller de près l’endettement plus élevé des ménages ayant des prêts hypothécaires et la santé des entreprises, notamment celles œuvrant dans les secteurs des services, comme l’hébergement, la restauration et le divertissement.

«De manière générale, plus la reprise sera longue, plus le risque de voir les problèmes de trésorerie se transformer en problèmes de solvabilité augmente, a dit M. Macklem. À cet égard, la décision du gouvernement de prolonger le programme de subvention salariale jusqu’à l’année prochaine est une bonne nouvelle, tant pour les entreprises durement touchées par la pandémie que pour leurs employés.»