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Le vent dans les voiles

Bryan Marsh amorce la traversée de l’Atlantique en solitaire à bord de son voilier

1) Bryan Marsh
Photo courtoisie Bryan Marsh est fin prêt pour réaliser son rêver de traverser l’Atlantique en voilier.

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C’est parti, pour une aventure en mer de 20 mois. Bryan Marsh a quitté Québec jeudi soir à bord de son voilier de 28 pieds en vue de réaliser une longue traversée de l’océan Atlantique, question d’amasser des fonds pour la Fondation de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, où on lui a sauvé la vie, il y a près de deux ans.

L’homme originaire de Maria, en Gaspésie, a vécu un événement qui l’a ébranlé, mais qui l’a aussi transformé pour le mieux, à la veille du Nouvel An en 2018.

L’arrêt cardiaque qu’il a subi devant sa famille l’a fait réfléchir à la nécessité de réaliser ses projets de vie.

Puisque les médecins de l’IUCPQ l’ont remis sur pied, Bryan Marsh s’est fait un honneur de devenir un ambassadeur de leur fondation et son périple sert de trame de fond pour atteindre un objectif d’amasser au moins 100 000 $.

Jeudi soir, 19 h, son bateau a quitté Québec et il prendra la route des Bermudes, pour ensuite aller rejoindre les Açores, au large du Portugal, puis la côte africaine avant de revenir vers les Antilles.

« J’ai reçu tellement d’aide dans les derniers mois, au point où j’ai pu atteindre 90 000 $ sur l’objectif de 100 000 $. C’est pas mal, en temps de pandémie, pour un inconnu comme moi ! On a fait quelque chose de rassembleur », a-t-il lancé jeudi, affairé aux derniers préparatifs.

Départ en famille

Tout au long du voyage, il sera possible de contribuer à la cause de l’IUCPQ ou de suivre le quotidien de Marsh via sa page Facebook « W, le petit bateau bleu au cœur fringant ».

Son premier arrêt se fera rapidement, à Rimouski.

C’est que son fils Hubert, qui fait ses études collégiales sur place pour devenir capitaine de cargo, a rejoint son aventurier de père à Québec pour le côtoyer pendant ce premier saut de puce.

Ce départ qui lui tenait à cœur a néanmoins occasionné un lourd pincement, quand est venu le moment de dire au revoir à sa jeune Mia, 13 ans.

« C’est une émotion que je n’ai jamais vécue de ma vie. On dirait que je ne le crois pas. Je réalise à peine que je pars pour près de deux ans. Tout ce qui s’en vient avec le risque, l’éloignement et la solitude, je ne le perçois pas. 

« Depuis cet été, des gens cognent sur ma coque 25 fois par jour dans le cadre des préparatifs. La coupure va être particulière », a-t-il confié.

Comme un poisson dans l’eau

Marsh sera équipé d’un téléphone satellite pour donner régulièrement des nouvelles à ses proches. Son expédition prévoit des arrêts dans neuf pays.

« Tout ce qui était en lien avec la préparation et la levée de fonds a amené du stress. Une fois sur l’eau, je ne ressens aucune crainte. Je suis dans mon élément, dans mes compétences », a-t-il conclu.

Ne reste plus qu’à vivre au gré des humeurs de l’océan. « C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme », lui chanterait sans doute Renaud.