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L'Impact doit-il choisir ses batailles ?

L'entraîneur-chef de l'Impact, Thierry Henry
Eric Bolte-USA TODAY Sports L'entraîneur-chef de l'Impact, Thierry Henry

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Aux prises dans une course aux séries haletante, l’Impact de Montréal est face à un dilemme cornélien: doit-il identifier les matchs plus à sa portée dans le calendrier et s’y concentrer au détriment d’autres rencontres? 

Pour l’ancien joueur qu’est Hassoun Camara, on est presque qu’au bord de l’hérésie, du sacrilège.

«Moi, j’aimais bien enchaîner les matchs tous les trois jours, explique l’ancien numéro 6 de l’Impact dans la baladodiffusion XI MTL à QUB Radio. Je préférais même ça. La plupart des joueurs aiment jouer» plutôt que s’entraîner. Pour lui, chaque match est unique et la victoire ne doit être que le seul moteur.

À l’inverse, l’analyste de la chaîne TVA Sports Vincent Destouches propose une approche plus rationnelle où la rotation de l’effectif est au coeur de la réussite pour le Bleu-Blanc-Noir. «Quand on persiste avec le même onze, c’est risqué. À partir du moment où tu as une série de défaites, tu te peintures dans un coin. C’est plus là quand tu as trois ou quatre défaites d’affilée que tu vas faire ta rotation. Rendu là, ton effectif se rétrécit de plus en plus.»

Avec cinq matchs dans les 17 prochains jours, l’Impact sera assurément confronté à cette réflexion.

Les meilleures équipes sont dans l’Est

Contrairement à ce qu’on anticipait en début de saison, les meilleures équipes de la Major League Soccer (MLS) proviennent de l’Association de l’Est. Parmi les cinq premières places au classement général, quatre sont occupées par des clubs de la même association que l’Impact. Du lot, trois équipes - Columbus, Philadelphie et Orlando - peuvent servir de modèles au Bleu-Blanc-Noir.

En somme, la parité que la MLS essaie de préserver peut laisser entrevoir qu’en travaillant bien dans les paramètres de la compétition, il n’est pas utopique de penser que l’Impact pourrait se retrouver dans les hauteurs de la MLS plus tôt que tard. Une situation qui serait plus difficile de l’avis des panélistes dans d’autres championnats de la planète où l’argent est la variable principale qui dicte les performances.