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Une aînée obtient sa chambre après 4 jours sur une civière

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Photo d'archives Marie-Ève Nadeau et Gilberte Migneault.

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Après plus de quatre jours sur une civière à l’urgence d’un hôpital de Longueuil, une aînée de 96 ans, dont la situation a eu des échos jusqu’à l’Assemblée nationale, a finalement été admise dans une chambre jeudi.

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Le sort réservé à Gilberte Migneault et ses proches a été qualifié jeudi de « totalement inacceptable » par le ministre de la Santé, Christian Dubé. Il a été interpellé à ce sujet lors de la période de questions par la députée Catherine Fournier, qui déplorait que des aînés vulnérables comme Mme Migneault se retrouvent en attente d’hospitalisation sans proche aidant, alors que les urgences débordent, notamment en Montérégie.

« Le téléphone ne dérougit pas, on a plusieurs patients qui sont dans la même situation [...] Il est urgent de faire quelque chose pour le protocole de triage des urgences afin de tenir compte du niveau de vulnérabilité des patients dans le contexte actuel », a déclaré la représentante de la circonscription de Marie-Victorin.

Le ministre Dubé a promis de faire respecter la directive permettant aux proches aidants d’aller à l’hôpital.

Soulagement

Jeudi, une chambre s’est finalement libérée pour Gilberte Migneault à l’Hôpital Pierre-Boucher, au plus grand soulagement de ses proches inquiets.

« Mais elle s’est affaiblie », souffle sa petite-fille, Marie-Ève Nadeau, concernant le séjour d’environ cent heures de sa grand-mère sur une civière à l’urgence. Gilberte Migneault était devenue confuse et agitée, selon elle.

Les proches de Mme Migneault ont pu la voir et lui parler, en personne et par vidéoconférence, jeudi, ce qui n’avait pas encore été possible depuis son arrivée à l’urgence, dimanche.

Mercredi, Le Journal rapportait que l’aînée de 96 ans, pesant seulement 74 livres, s’était rendue à l’urgence de l’hôpital en vue d’être hospitalisée et reprendre des forces avant d’être déplacée dans un centre d’hébergement, sous les conseils d’une travailleuse sociale.

Or, le CISSS de la Montérégie-Est rapportait que l’Hôpital Pierre-Boucher comptait des lits réservés aux patients atteints de la COVID-19 et aux patients en attente d’une place d’hébergement, en plus de patients déconditionnés nécessitant une plus longue hospitalisation.