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«Nathan au pays des pirates»: Anik Jean signe un premier livre jeunesse

«Nathan au pays des pirates»: Anik Jean signe un premier livre jeunesse
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Avec «Nathan au pays des pirates», son premier livre destiné aux enfants et à leurs parents, Anik Jean veut permettre aux jeunes d’entrer dans le monde qu’elle a créé grâce à son fils Nathan, mais aussi développer leur imagination. 

Anik, comment et quand vous est venue l’idée d’écrire ce livre?

«L’idée m’est venue il y a à peu près deux ans. Nathan va avoir 9 ans en décembre, et Patrick [Huard] et moi, on se sépare tout le temps pour aller le coucher. On a une grosse bibliothèque de livres; on lisait des contes, des histoires... Patrick a commencé à faire des histoires de superhéros et j’ai dit à Nathan: “est-ce qu’on se fait un monde imaginaire et on entre dedans chaque soir?” Il a dit: “ah maman, c’est trop cool! Ça va s’appeler le pays des Rêves.” Dans sa chambre, Nathan a une grosse cabane en bois, avec une échelle. Quand on couche Nathan, il faut monter l’échelle, comme dans le livre.»

- Pourquoi avoir choisi les pirates?

«Je suis une pirate! Sur mon bras gauche, j’ai un gros tatouage de pirate. J’ai toujours tripé sur les pirates. Nathan tripe sur les pirates. Qui ne tripe pas sur les pirates? Quand Jack Sparrow est arrivé, il a été l’idole de beaucoup de personnes. Même les mamans tripent sur Jack Sparrow. Les pirates, je trouve que c’est un beau monde pour un premier livre, c’est un monde où tous les enfants veulent aller. Je trouvais aussi important qu’on ait une quête. Les deux personnages principaux doivent surmonter une peur pour devenir pirate.»

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- Vous créez ainsi un lien parent-enfant...

«C’était voulu parce qu’au début, je me suis dit que je pourrais faire un livre où seul Nathan serait le héros. En même temps, je me dis qu’Il y a quelque chose de cool que le parent devienne un héros. Mon fils a peur de certaines affaires dont je n’ai pas peur et vice-versa. Je trouvais intéressant que le parent participe à cette épopée avec l’enfant...»

- En plus de vous et Nathan, de qui l’illustrateur François Thisdale s’est-il inspiré?

«Capitaine Rolland Fou-de-Bassan, c’est mon père. Je voulais faire un clin d’oeil à mon père, qui n’était pas décédé à ce moment-là. Il a pu voir le livre et comme il était en Gaspésie, c’est Capitaine Rolland Fou-de-Bassan. Je trouvais ça vraiment “cute” et Nathan voulait avoir son grand-père dans le livre. Mon père était comme un pirate... À chaque histoire, on met des gens qu’on connaît. Je vais peut-être intégrer des amis de Nathan et Patrick va en faire partie. La prochaine, c’est les fonds marins. Nathan et moi, on arrive quelque part et Patrick va être là, mais dans un personnage.»

- De quoi parleront vos autres livres?

«Nicholas Aumais, qui me coache, [...] m’est arrivé avec une idée. J’ai perdu mon père il y a un mois et il m’a dit: “on devrait en faire un par rapport à la mort, mais cool pour les enfants”. Exemple: Nathan va dans un cimetière, entre en contact avec les fantômes et apprend plein de choses sur des fantômes comme Beethoven... C’est un des prochains livres. Je veux dédramatiser les choses pour les enfants, que ce soit la peur, l’anxiété... L’imaginaire m’a beaucoup aidée quand j’étais petite parce que j’ai eu une enfance un petit peu “rock and roll”. Mes parents se sont séparés quand j’avais 4 ans et l’imaginaire est venu prendre soin de moi.»

  • «Nathan au pays des pirates» est disponible en librairie.