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Un gala version COVID-19

Une vue de l’intérieur du Centre Gervais Auto à quelques heures du premier duel. À l’entrée de l’amphithéâtre, un préposé prenait la température. Sur la photo de droite, on a procédé à la désinfection du ring après chaque combat.
Photo courtoisie, Vincent Ethier/EOTTM Une vue de l’intérieur du Centre Gervais Auto à quelques heures du premier duel. À l’entrée de l’amphithéâtre, un préposé prenait la température. Sur la photo de droite, on a procédé à la désinfection du ring après chaque combat.

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EOTTM a mis plusieurs mesures en place afin de protéger les boxeurs à Shawinigan. 

Pour Camille Estephan, le gala présenté samedi soir au Centre Gervais Auto a été l’aboutissement de plusieurs mois de travail et de négociations avec la Régie des alcools, des courses et des jeux et la Santé publique.

La patience du patron d’Eye of the Tiger Management (EOTTM) a été mise à rude épreuve durant le processus. Celle de son avocat Anthony Rudman également.

Samedi, à Shawinigan, on a assisté à un véritable tour de force. Sans l’acharnement et la détermination d’Estephan et de Rudman, la boxe professionnelle n’aurait pas pu être relancée avant encore plusieurs mois.

À un certain moment dans ce long processus, la Santé publique avait même laissé entendre qu’un gala de boxe ne serait pas possible avant l’arrivée d’un vaccin contre la COVID-19. Estephan a trouvé les bons arguments pour les convaincre.

Le protocole d’une vingtaine de pages couvre tous les aspects possibles d’un événement de boxe.

Voici quelques mesures dont le Journal de Montréal a été témoin samedi soir :  

Les six principales mesures sanitaires

Confinement

Tous les boxeurs et leurs entraîneurs ont dû se plier à un confinement de 14 jours, dont quatre à l’hôtel, avant le combat. Après leur duel, ils auront un autre confinement à faire, mais de 10 jours. Ça signifie qu’ils ne pourront pas reprendre leurs activités avant le 21 octobre.

Suivi quotidien

Tous les jours de leur confinement, les participants de la mini-bulle au gymnase, dont les partenaires d’entraînement, devaient remplir un questionnaire afin de savoir s’ils ont des symptômes de la COVID-19.

Tests

Une vue de l’intérieur du Centre Gervais Auto à quelques heures du premier duel. À l’entrée de l’amphithéâtre, un préposé prenait la température. Sur la photo de droite, on a procédé à la désinfection du ring après chaque combat.
Photo courtoisie, Vincent Ethier/EOTTM

Pour cette première, Eye of the Tiger Management a décidé de faire un seul test, soit à l’arrivée des participants à l’hôtel. Les coûts de la quinzaine de tests, effectués dans un laboratoire privé, ont été supportés par le promoteur Camille Estephan.

Entraînements

Les boxeurs ont pu fréquenter leur gymnase habituel. À l’hôtel, des salles de conférence ont été aménagées afin qu’ils puissent s’entraîner en toute sécurité.

Aseptisation

Une vue de l’intérieur du Centre Gervais Auto à quelques heures du premier duel. À l’entrée de l’amphithéâtre, un préposé prenait la température. Sur la photo de droite, on a procédé à la désinfection du ring après chaque combat.
Photo courtoisie, Vincent Ethier/EOTTM

Le ring a été nettoyé et aseptisé entre chaque combat. Même chose pour les vestiaires où les boxeurs ont mis leurs bandages sur leurs mains. Un système de rotation des vestiaires a été également mis en place.

Médias

Un nombre restreint de journalistes a été accrédité pour le gala. À leur arrivée, ils ont rempli un questionnaire sur leur état de santé. Ils ont également eu droit à une prise de température. À l’intérieur, ils ont été placés à deux mètres de distance. Le port du masque était obligatoire sauf si le journaliste voulait boire ou manger. Les conférences de presse ont eu lieu dans une pièce où la distanciation sociale a été respectée entre les journalistes et les athlètes.