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Des jeux québécois

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On a peut-être tendance à penser que les jeux de société sont l’affaire des Européens et des Américains, mais il y a des artisans très talentueux et dévoués chez nous.

Je parle de création, d’illustration et d’édition. Il y a en effet plusieurs jeux de qualité qui sont conçus et édités au Québec chaque année et ça passe peut-être un peu trop inaperçu.

C’est pourquoi nous allons vous parler de jeux qui sont soit conçus ou édités ici. Des produits 100 % ou partiellement « made in Québec ».

Et vous allez voir assez vite qu’on n’a pas à rougir de la qualité proposée ailleurs. Celle qui émane de nos créateurs et créatrices n’a absolument rien à leur envier. 

Mia London et l’affaire des 625 fripouilles

Photo courtoisie
  • 2 à 4 joueurs
  • 5 ans +
  • 10 minutes

Celui-ci prend son origine en Europe francophone, mais est édité par la très dynamique entreprise québécoise Scorpion masqué. Il s’agit d’un jeu d’enquête qui s’adresse à un public un peu plus jeune et qui se révèle être une introduction très ludique aux jeux de société.

On comprend bien le public en proposant des parties qui durent en moyenne une dizaine de minutes, de sorte que les plus jeunes ne perdent pas le fil et l’intérêt.

Vous devez donc aider Mia London à identifier la fripouille qui a commis un méfait, mais il y a 625 suspects. Donc pas une mince tâche. Il faudra faire travailler son sens de l’observation pour reformer le portrait du fripon à partir des indices trouvés.

Il s’agit donc aussi d’un jeu d’observation puisque les joueurs devront identifier les accessoires qui appartiennent au coupable et qui se trouveront en nombre inférieur dans une pile de cartes accessibles à tous. Il y a les chapeaux, les lunettes, les moustaches et les nœuds papillon.

Les joueurs ont en leur possession un carnet d’enquête avec des pages mobiles qui vont leur permettre de reconstituer l’apparence du personnage que l’on recherche et une fois la partie terminée, tout le monde va révéler son coupable et un chef enquêteur sortira de la boîte de jeu les cartes mises de côté pour chaque accessoire. Ce sont les cartes manquantes. Le joueur qui aura le plus de bonnes réponses l’emportera.

C’est vraiment tout simple, on peut jouer plusieurs parties rapidement et les enfants vont en redemander. 

Zombie Teenz Évolution

Photo courtoisie
  • 2 à 4 joueurs
  • 8 ans +
  • 20 minutes 

Une pépite éditée par Scorpion masqué qui fait suite à Zombie Kidz Évolution qui avait connu un grand succès.

Dans ce jeu, les joueurs collaborent pour éviter que des zombies envahissent leur école et les commerces qui l’entourent.

Les zombies peuvent intervenir au début du tour de chaque joueur sur le lancer d’un dé. Ensuite, le joueur peut faire deux des trois actions possibles dans l’ordre qui le souhaite et peut répéter deux fois la même action.

Le but du jeu est de ramener une caisse de chacun des commerces situés aux quatre coins du plateau de jeu vers l’école qui est au centre.

On peut se déplacer, dégommer un zombie ou encore déplacer une caisse. Il y a des choix à faire puisque les zombies peuvent vite devenir envahissants en nombre, surtout quand ils commencent à se déplacer puisque lorsqu’ils envahissent un lieu, on y place une tuile sur laquelle on trouve un dessin de trampoline qui leur permet de sauter de lieu en lieu pour en atteindre un qui n’a pas encore été envahi. Si tous les lieux sont envahis, la partie est perdue.

Le plus génial de ce jeu, c’est que comme son titre l’indique, il est évolutif. Au départ, le concept semble redondant, mais on tient compte de ses avancées dans un carnet au moyen d’autocollants et à mesure que l’on progresse, on ouvre des enveloppes qui ajoutent de nouvelles dimensions au jeu avec de nouveaux personnages et de nouvelles règles, entre autres.

On est donc devant un jeu qui sera très différent une fois qu’on en aura fait le tour, ce qui va permettre de maintenir l’intérêt puisque les enfants ont toujours hâte d’ouvrir une nouvelle enveloppe. 

Coatl

Photo courtoisie
  • 2 à 4 joueurs
  • 10 ans +
  • 30 à 60 minutes

Il s’agit ici d’une œuvre complètement québécoise créée par Étienne Dubois-Roy et Pascale Brassard, et éditée par Synapses Games.

On se retrouve dans l’univers coloré des Aztèques et l’objectif est de fabriquer les plus beaux et les plus payants serpents à plumes, des coatl.

Photo courtoisie

On a un plateau central où on retrouve des pièces de corps, des queues et des têtes. Les joueurs ont aussi en leur possession des cartes Prophéties et des cartes Temple.

Le principe est simple, il faut construire trois serpents, mais jamais n’en avoir plus que deux non terminés devant soi. Les cartes des deux types contiennent des objectifs à atteindre sur la base des couleurs disponibles parmi les pièces, sur le nombre de celles-ci et sur la présence et même l’absence de ces couleurs.

On peut associer un maximum de quatre cartes Prophétie à un serpent et une carte Temple.

Chaque joueur a devant lui un plateau personnel où il peut emmagasiner un maximum de huit pièces de serpent.

À son tour, il peut réaliser une action parmi les trois disponibles : prendre des pièces de coatl, choisir des cartes Prophétie ou assembler son serpent.

Chaque action possède ses règles simples et le jeu est très facile à comprendre et donne envie de jouer de par son univers très coloré et sa conception de belle qualité.

On peut vite réaliser qu’il faut s’adapter selon les pièces encore disponibles au centre ou encore prendre certaines de celles-ci pour bloquer un adversaire.

Il existe également un mode solo pour ceux qui veulent se mettre au défi.