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Un mordu de météo populaire dans un grenier de Lanaudière

Un mordu de météo populaire dans un grenier de Lanaudière
Simon Dessureault / AGENCE QMI

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Un résident de Sainte-Marcelline-de-Kildare consacre une grande partie de sa vie depuis 30 ans à préparer des bulletins météorologiques à l’aide d’instruments scientifiques installés dans son grenier. Et les résultats sont au rendez-vous. 

«Je regardais les nuages et je me demandais comment ça fonctionne ces affaires-là», s’est rappelé Jacques Lévesque, rencontré à son domicile. C’est en 1990, à l’âge de 40 ans, durant une année sabbatique, qu’il a commencé ses démarches pour opérer sa propre station météo pour la région de Lanaudière.

M. Lévesque s’était alors procuré une brochure d’Environnement Canada sur la météo dans une librairie.

«J’ai feuilleté ça et je trouvais ça le fun, s’est souvenu l’homme aujourd’hui âgé de 70 ans, alors qu’il a demandé à la libraire de commander des livres sur ce sujet. J’ai ensuite compris que ça prenait des instruments pour tenir un journal météo.»

Un mordu de météo populaire dans un grenier de Lanaudière
PHOTO COURTOISIE/Jacques Lévesque

Il a donc trouvé un magasin à Montréal qui fabrique des instruments météo pour les laboratoires et les météorologues. «Les vendeurs trouvaient ça drôle qu’un gars achète une bébelle de 2000$ pour s’amuser», a-t-il dit durant l’entrevue. Il venait à ce moment-là de se procurer un barographe (baromètre qui enregistre la pression barométrique).

L’autodidacte de la météo a donc commencé à opérer neuf lignes téléphoniques commerciales en même temps, une dépense de 600$ par mois.

L’ancien animateur de radio à Joliette enregistrait donc trois fois par jour ses bulletins météo avec des informations sur le temps, la température ainsi que la direction et la vitesse du vent.

Un mordu de météo populaire dans un grenier de Lanaudière
Simon Dessureault / AGENCE QMI

Il possédait notamment un anémomètre pour calculer la vitesse du vent ainsi qu’un abri de Stevenson pour garder en mémoire le temps et la température de dates précédentes.

«J’avais fait sauter la centrale téléphonique [le relais de Bell Canada], s’est-il rappelé en rigolant. J’ai laissé tomber les lignes téléphoniques en 2010, c’était trop accaparant.»

Jacques Lévesque s’est donc équipé à cette époque d’une station automatique reliée à des capteurs installés à l’extérieur à 30 pieds de hauteur. Il a maintenant aussi un pluviomètre et des radars de précipitations en temps réel.

Un mordu de météo populaire dans un grenier de Lanaudière
Simon Dessureault / AGENCE QMI

«Je regarde mes radars, Environnement Canada, MétéoMédia et à 6h du matin, ma météo est livrée, explique-t-il. Quand il pleut en quelque part, je le signale, je suis stand-by 7 jours sur 7 jours, 24 heures sur 24.»

Jacques Lévesque affirme aussi changer la météo plus vite qu’Environnement Canada, qui a des barèmes fixes de mises à jour à 5h30, 11h15, 16h30 et 21h.

«Mon site est achalandé l’été, mais il l’est encore plus l’hiver lorsqu’il y a des tempêtes de neige et que les écoles sont à la veille de fermer», a ajouté celui qui couvre aussi tout le Québec pour informer les gens des fermetures d’écoles lors des tempêtes de neige.

«L’achalandage monte en flèche deux jours avant la tempête et je peux facilement avoir plus de 100 000 visiteurs la journée de la tempête», a-t-il affirmé, en nous montrant ses statistiques.

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Simon Dessureault / AGENCE QMI