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Des milliers d’étudiants sans job à cause de la COVID

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Des milliers d’étudiants qui travaillent dans l’industrie de la restauration se retrouvent doublement perdants à cause d’une crise qui leur a fait perdre leur emploi et leur stabilité.

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«Le timeline pour avoir un emploi et un revenu stable, je ne le vois pas arriver avant le printemps 2021, et je doute vraiment que les mesures gouvernementales tiennent aussi longtemps. C’est pas mal anxiogène, parce que même si, pour le moment, on a des aides, ce n’est pas clair que je vais pouvoir retourner au travail quand [les aides] vont être finies. Donc, ça risque d’être un nouveau panel d’incertitude et d’inquiétude pour ma finance», explique David Chapdelaine, 22 ans, étudiant à l’Université de Montréal comme étudiant libre et barman dans le Vieux-Port.

Joël Lemay / Agence QMI

Pour lui, comme pour des milliers d’étudiants qui travaillent en restauration, la deuxième fermeture des bars et restaurants engendre beaucoup de stress. Et pour plusieurs, se trouver un emploi aussi payant dans un autre domaine en ne faisant qu’une vingtaine d’heures par semaine est presque impossible sans diplôme.

Joël Lemay / Agence QMI

Difficile de changer

Vincent Lord, étudiant en administration des affaires à l’Université TÉLUQ et serveur, a tenté de se trouver un nouvel emploi, lors de la première vague de fermeture.

«J’ai essayé de devenir conseiller financier, parce que ça ne demande pas trop de formation et ça offre un bon salaire, raconte l’étudiant de 22 ans. Mais après la formation, les gens avec qui je travaillais m’ont dit que je ne pouvais pas avoir cet emploi-là en continuant mes études. Donc c’était soit je lâche mes études, soit je me trouve un plan B et je continue mes cours.»

Alors en attendant de voir comment la situation évolue d’ici le 28 octobre, l’étudiant s’interroge sur l’aide qui lui sera accessible.

Aides du gouvernement

Comme beaucoup de travailleurs canadiens, la plupart de ces étudiants ont pu avoir accès à la Prestation canadienne d’urgence (PCU) lors de la première vague. Aujourd’hui, ils ont le droit de recevoir de nouvelles aides avec l’assurance-emploi ou la nouvelle Prestation canadienne de la relance économique (PCRE).

Pour Ève Desroches, étudiante en design d’environnement à l’Université du Québec à Montréal et serveuse, cette aide du gouvernement lui permet, pour le moment, de se concentrer sur ses études.

«J’ose espérer que la situation va vite revenir à la normale, je vis un peu au jour le jour pour ne pas trop m’angoisser avec ça. Je reste à l’affût d’offres d’emploi, mais ce n’est pas nécessairement plus facile», ajoute l’étudiante de 24 ans.

Même son de cloche pour Shanie Lee Brousseau, étudiante à l’Institut de Tourisme et d’Hôtellerie du Québec (ITHQ) et serveuse.

«J’ai envie de travailler, j’ai envie de contribuer, mais en même temps, pourquoi je trouverais un nouvel emploi, moins bien payé, alors que j’ai le droit de toucher le chômage parce que j’ai travaillé pour l’avoir?» se questionne l’étudiante de 22 ans.

Pour celle qui étudie en gestion d’établissement en restauration, la pandémie a d’ailleurs remis en question son futur entier. Dans un secteur dont l’avenir est actuellement incertain, elle ne sait pas encore si elle va pouvoir continuer dans ce milieu, même si elle est passionnée par le métier.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.