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Comprendre les aliments transformés

Grocery shopping bag with assorted products
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On entend de plus en plus parler des aliments transformés ! Ils sont devenus le cheval de bataille des nutritionnistes qui les accusent de nuire à la santé de la population. Pourtant, le consommateur demeure confus devant la classification des aliments selon leur degré de transformation. Le point sur le sujet ! 

Classification des aliments transformés 

La classification NOVA, un nom et pas un acronyme, a été développée par un groupe de chercheurs affiliés au Centre pour la recherche épidémiologique en nutrition et en santé de l’Université de São Paulo au Brésil. Introduite en 2009, elle permet de catégoriser les aliments selon le degré, la nature et l’utilité de leur transformation. La classification NOVA comprend quatre catégories numérotées de 1 à 4. 

Les quatre catégories  

1. La première catégorie comprend les aliments non transformés ou minimalement transformés. Les aliments non transformés incluent les parties comestibles des plantes (graines, fruits, feuilles, tiges, racines) ou des animaux (muscles, œufs, lait, abats), les champignons, les algues et l’eau. Quant aux aliments minimalement transformés, ce sont des aliments non transformés ayant subi des procédés tels que la pasteurisation, la réfrigération ou le séchage. 

Exemples d’aliments faisant partie de cette première catégorie :  

  • Les légumes et les fruits, frais, congelés ou séchés ; 
  • Les grains comme le riz, brun ou blanc ; 
  • Les légumineuses, comme les haricots rouges ; 
  • La viande, la volaille, le poisson et les fruits de mer, entiers ou en diverses coupes (steaks, filets, etc.), refroidis ou congelés, sans huile ni sel ajoutés ; 
  • Les œufs ;  
  • Le lait, pasteurisé ou en poudre ;  
  • Les jus de fruits ou de légumes, frais ou pasteurisés, sans sucre ni édulcorants ou arômes ajoutés ; 
  • La farine ;  
  • Les pâtes et le couscous, sans sel ni huile ajoutés ;  
  • Les noix et les graines, sans sel ni sucre ajoutés ;  
  • Les épices et les herbes, fraîches ou séchées ; 
  • Le yogourt nature, sans sucre ni édulcorants ajoutés ; 
  • Le thé et le café, sans sucre ajouté.   
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2. La seconde catégorie inclut les ingrédients culinaires transformés. Il s’agit d’aliments dérivés de la première catégorie ou ayant subi des procédés comme le raffinage et le broyage. On y retrouve les huiles végétales comme l’huile d’olive ou l’huile de lin, le beurre, le lard, le sel, le miel, le sirop d’érable et le sucre. 

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3. La troisième catégorie comprend les aliments transformés. Ces aliments sont obtenus par l’ajout de sucre, d’huile ou de sel aux aliments de la première catégorie. Ils contiennent généralement peu d’ingrédients et peuvent être identifiés comme étant des versions modifiées des aliments appartenant à la première catégorie. Par exemple, ils incluent les légumes et les fruits en conserve, les noix et les graines salées ou sucrées, les viandes fumées, les poissons en conserve, les fromages et les pains frais sans emballage.  

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4. La dernière catégorie inclut les aliments ultra-transformés. Ces aliments sont des produits fabriqués en tout ou en partie de substances dérivées d’aliments ou d’additifs avec peu ou pas d’aliments intacts provenant de la première catégorie. La fabrication de ces aliments implique plusieurs procédés de transformation alimentaire, d’où le terme « ultra-transformés ». 

Exemples d’aliments ultra-transformés : 

  • Les boissons gazeuses et les boissons aux fruits sucrées ; 
  • Les collations emballées, sucrées ou salées ; 
  • La crème glacée, le chocolat et les bonbons ; 
  • Les produits de boulangerie industriels comme les pains emballés, les biscuits, les pâtisseries, les gâteaux et les mélanges à gâteaux ; 
  • Les céréales à déjeuner ; 
  • Les barres de céréales ; 
  • Les margarines ; 
  • Les barres et les boissons énergétiques ; 
  • Les boissons lactées sucrées ; 
  • Les yogourts aux fruits sucrés ; 
  • Les repas prêts-à-réchauffer ; 
  • Les produits faits de viande reconstituée comme les saucisses et les croquettes de poulet ou de poisson ; 
  • Les préparations pour nourrissons ;   
  • Les produits « santé » ou « minceur » comme les substituts de repas ; 
  • Les soupes instantanées.   
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Pourquoi utiliser la classification NOVA ?  

Autrement dit, pourquoi est-il important de tenir compte du degré de transformation des aliments ? 

Selon la recherche et la classification NOVA, les aliments ultra-transformés ont un impact négatif sur la qualité de l’alimentation. 

Premièrement, ils contribuent à l’augmentation de la consommation d’aliments à haute densité énergétique, de gras trans, de gras saturés et de sucres libres (les sucres ajoutés ou naturellement présents dans les sirops, le miel et les jus de fruits). 

Deuxièmement, ils réduisent les apports en fibres et en différents micronutriments comme la vitamine A, le fer et le zinc. 

D’autres études montrent aussi un lien direct entre la consommation d’aliments ultra-transformés et l’obésité, l’hypertension, le syndrome métabolique et les dyslipidémies. 

En utilisant la classification NOVA, les consommateurs peuvent mieux différencier les aliments. 

En conclusion 

Une alimentation saine devrait être basée sur les aliments non transformés ou minimalement transformés. 

Grâce à la classification NOVA, les consommateurs peuvent faire de meilleurs choix alimentaires au quotidien en étant capables d’identifier les aliments à favoriser (non transformés ou minimalement transformés), à limiter (transformés) et à éviter (ultra-transformés). 

Cette classification est aussi reconnue par l’Organisation mondiale de la santé, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et par l’Organisation panaméricaine de la Santé comme étant un outil valide pour la recherche en nutrition et en santé publique. 

À vos tabliers !  


Références 

(1) Monteiro, Carlos Augusto, et al. « The UN Decade of Nutrition, the NOVA Food Classification and the Trouble with Ultra-Processing. » Public Health Nutrition, vol. 21, no. 1, 2017, pp. 5–17., doi:10.1017/s1368980017000234.

(2) Monteiro, Carlos Augusto, et al. « NOVA. The star shines bright. » World Nutrition, vol. 7, no. 1-3, 2016, pp. 28-38.

 Merci à Marie-Noël Marsan, stagiaire en nutrition de sa précieuse collaboration. 

Pour d’autres conseils : visitez isabellehuot.com