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Trudeau sur la défensive face à la création possible d'un comité anticorruption

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Le premier ministre Justin Trudeau n’est vraisemblablement pas chaud à l’idée de la création d’un comité spécial anticorruption, souhaitée par conservateurs et bloquistes pour revenir sur l’affaire WE Charity.

«On est dans une deuxième vague, maintenant, et [...] en tant que gouvernement, nous allons continuer d’avoir notre "focus" sur la COVID-19. Les conservateurs veulent parler de la petite politique [et de] WE Charity», a-t-il soutenu en conférence de presse, mardi.

Durant la longue fin de semaine de l’Action de grâce, l’opposition officielle a plaidé pour la création d’un comité parlementaire anticorruption afin que reprennent les enquêtes sur l’affaire d’apparence de conflit d’intérêts impliquant l’organisme WE Charity. Le Bloc québécois soutient l’idée.

Pour sa part, le NPD a rejeté la proposition des conservateurs et a plutôt proposé la création d'un comité spécial qui aurait le pouvoir d'enquêter sur toutes les dépenses liées à la pandémie, incluant le fameux contrat accordé à WE Charity. Ce comité aurait le pouvoir d'interroger le premier ministre et devrait rendre son rapport à l'hiver 2021.

«Les conservateurs semblent vouloir créer un cirque. Nommer un comité qui ressemble à un film policier des années 1950 ne nous permettra pas d'obtenir les réponses plus rapidement», a pointé le député néodémocrate Charlie Angus, assurant malgré tout que son parti veut des réponses du premier ministre

Les enquêtes sur l'affaire WE Charity – qui ont maintenu les libéraux dans l’embarras cet été – ont été interrompues quand le gouvernement Trudeau a prorogé le Parlement dans le but, disait-il, de présenter un nouveau discours du Trône en phase avec la réalité de la COVID-19.

  • Écoutez l'analyse de Caroline St-Hilaire et d'Antoine Robitaille avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio: 

«Il y a des mois que j’ai comparu en comité, que j’ai répondu à des questions, qu’on a fait parvenir des milliers de pages de documents [...] Si les conservateurs veulent continuer de parler de ça plutôt que de se concentrer sur les Canadiens, c’est leur choix», a fait valoir M. Trudeau.

Il a souligné que les comités parlementaires, qui reprennent leur travail depuis jeudi dernier, mènent leurs activités de façon indépendante.

À quand la réunion sur les transferts en santé?

Par ailleurs, M. Trudeau a assuré que la rencontre qu’il a promise avec ses homologues provinciaux sur les transferts en santé aura bel et bien lieu cet automne, comme convenu. Il n’a toutefois toujours pas annoncé de date, mardi.

Les premiers ministres provinciaux demandent une hausse de 28 milliards $ de la contribution d'Ottawa pour couvrir les coûts en santé, par le biais des transferts fédéraux.

M. Trudeau a toutefois surtout insisté, mardi, sur la discussion qu'il souhaite avoir sur les centres de soins de longue durée et sur son idée de normes nationales à ce chapitre.

«On ne devrait pas voir des aînés mieux protégés ou moins bien protégés dans une région ou une autre du pays», a-t-il dit, ajoutant qu’il a l’intention de discuter des façons d’uniformiser la qualité des soins durant son prochain entretien hebdomadaire avec les premiers ministres provinciaux

Le premier ministre québécois François Legault a visiblement été piqué au vif par cette remarque, n’hésitant pas à dire que M. Trudeau «joue avec le feu».

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.